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vendredi, 18 novembre 2005

FLUX TEMPORELS

Tu vis toujours dans cette vision périmée
Qui prétend que le temps part du passé
Pour se diriger vers un éventuel futur
Cela pourrait faire une belle aventure

Es-tu conscient que ceci n'est pas la réalité
Que ceci par ton mental aliéné est fantasmé
Que les preuves existent qui le démontrent
Que n'existe que l'instant où se rencontrent

Deux flux temporels provenant de deux directions
L'une située en aval et l'autre en amont
Quand ceci pour toi sera net et clair
Peut-être commenceras-tu à entrevoir une lumière

Il n'y a rien de commun entre ce que tu es
Et ce que ton mental te fait croire que tu as été
A chaque seconde tout évolue, tout est mouvant
Ton mental n'en a conservé que quelques fragments

Il t'a construit une histoire merveilleuse
S'apparentant à bien des niveaux à une berceuse
Sortiras-tu un jour de ces contes pour enfants
Pour comprendre ce que tu es réellement

L'EGYPTIENNE

C'est pour cela qu'on l'appelle l'égyptienne
Pour ses fanfreluches et ses étrennes
Pour la saveur d'un baiser au couchant
Pour la caresse du soleil du levant

Pour les petits matins ébouriffés
Quand la nature est réveillée par la rosée
Pour les lendemains qui sont espérés
Pour les merveilleux étés passés

Pour tes yeux dans mes yeux
Et ce sentiment d'être deux
Pour ce regard et ce sourire
Qui promettent un joyeux avenir

Pour le réveil du printemps
Et la folle ardeur du débutant
Pour le soleil de l'été brûlant
Qui fait resplendir les amants

Pour ces chagrins partagés
Plutôt en petit comité
Pour ces peines consolées
Par ceux qu'on a aimés

Pour sa main dans la tienne
Pour ton coeur dans la sienne
Pour la couleur de l'obsidienne
Pour les valses de Vienne

Pour la magie d'un espoir d'autrement
Pour la saveur d'un éclair d'embrasement
Pour le goût d'une étoile vanillée
Pour l'arôme d'un cristal embrasé

Pour la vue d'une transparente idéalité
Pour la musique d'un brin de tendresse
Pour ce vin qui procure l'ivresse
De cette vie offerte en copropriété

AUTO MUTILATION

Tu ne les comprends pas mais tu es telle
Qu'ils sont quand la guerre les ensorcelle
Tous ont dit et répété: Tout est Un
Ne pas le croire est la cause de ton chagrin

A vouloir à tout prix créer le deux
Pour satisfaire des désirs vaniteux
Détruire et construire sont frères
L'un et l'autre vont forcément de pair

Quand à la Lumière, jamais elle ne t'a quittée
Comment pourrait-Elle S'abandonner
Ceci n'est que faiblesse de tes sens
Matinée d'un peu d'autocomplaisance

Elle ne peut absolument pas te quitter
Quelle est donc des deux l'abandonnée
Tes rêveries poétiques t'honorent
Mais un rêve n'est pas un trésor

SOMATISATIONS

Quand tu sauras qui est l'acteur
Il te viendra alors comme une lueur
Ces récriminations ne proviennent pas du coeur
Elles sont émises par l'ego imposteur

Tyrannisée par toutes ces méchantes pensées
Qui passent leur temps à te torturer
Si elles étaient belles, tu ne t'en ferais pas
Belles ou laides, pourtant, elles sortent du même bois

A cette apparence tu t'es identifiée
Corps, émotions, pensées, rien de cela tu n'es
Rien de ce mécanisme, non plus ne t'appartient
Pourquoi donc souffrir pour ce qui n'est pas tien

Cette enveloppe n'est qu'un vecteur
Qui revendique à tort un rôle d'auteur
L'humilité est ce qui fait sa grandeur
Il ne sert à rien de jouer les flambeurs