lundi, 23 novembre 2009
SENTEURS DE ROULIS
Pays sous les continents
Pays de l'incontinent
Où le jours transvase la nuit
En éboulis de feu
Sur des autoroutes verglacées
Par les embruns d'arc-en-ciel
Pays ou sous-continent
L'Inde sourit aux insouciants
Défenestrant les citadelles en mer
Pour ne garder des glacis
Que la saveur du fusain
Sous les arômes d'aquarelle
Avalanche à rebours
Roller-skate du discobole
L'aurore s'entiche des audacieux
Dont le clairon sans cuivre
Exhale le parfum du silence
Comme un calice d'amertume sucrée
10:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 22 novembre 2009
EPOPEE DU ZERO
Des guerriers sans armure
A main nue
Dagues et couteaux
Claymores en un clin d'œil
Des aigles au plumage de feu
Des rivières en furie
La mer qu'on déchaîne
Pour des caresses sans égal
Des lances ou des cyprès
Un chêne ou un charme
Quand l'encens se parfume
Aux essences d'irréel
Et des femmes au velours d'hirondelle, comme le chant d'un oiseau barbare qui manie le shuriken comme une caresse d'hydromel, lente montée vers la profondeur du temps, stabilisé sur l'éclat d'un instant, sourire du cimeterre qui regarde les têtes rouler sous les yeux de la méduse
Des mondes au poignet
Un viatique d'insouciance
Rien ne se démontre
Mais tout est démontable
D'un orgasme en puzzle
Un puzzle d'or en gamme
Monte les étamines
Vers les gerbes de la réjouissance
Considérable comme la poudre
Insatiable comme les plastiques
Que la fusion froide défigure
En arpèges de palimpseste
14:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
EBLOUI
Je rêve d'une nuit
Où le soleil s'amourache
De papillons de soie
Folâtrant sur des panoramiques
De coriandre et de poivre
Je rêve d'une nuit
Où le jour est incendie
La mer en feu
Sur des paupières enluminées
Par des embruns de jaspe
Une nuit se rêve
Dans l'invention du technicolor
Ellipses de travelling
Galopades de spirale
Tourbillons suspendus
11:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 novembre 2009
TSUNAMI ORGANIQUE
Coefficient de fragilité absolu
De l’addiction innée
Aux effluves d’évanescence
L’intrinsèque inaltérable
S’épanouit en arc-en-ciel
Sur fond de chrome invisible
Comme un chrême éprouvant
Les revêtements qui s’effondrent
En une pluie de confettis
Et de paillettes harmoniques09:46 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 30 octobre 2009
OTTOMANE
Aux portes d’Istamboul
Quelques souvenirs souriants
De Constantinople
De vieux ossements byzantins
Rappellent la magnificence
Des rêves de gloire
Langoureusement
Le Bosphore se dilate
En vagues de tiédeur
Pendant que les souks
Bruissent de mille chaleurs
La fraîcheur s’étend
En une mer si noire
Qu’elle ressemble à la nuit
Parsemée d’étoiles
Aux prénoms si lointains
Le temps se fige
En une hyperbole d’aurore
Défragmentée par la douceur
D’un foyer si tranquille09:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 octobre 2009
FROM ACROSS THE DESERT
Tel est le bon plaisir
Qui ruine Aqaba
Fils du cimeterre
Allure de coursier
Tel est le bon plaisir
Qui coule langoureusement
L'île des pharaons
Aux magiques fortifications
Le bon plaisir
Ne fonde aucune règle
Les étraves pourpres
Ne voient que ruines
Là où s'élèvent
Les murs des mirages
18:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
AUTUMN ARMS
An english rose
In a garden of orchids
Perfume of the night
Crossing the ocean
Behind a purple veil
In a Bloody Mary
Tea is just a cloud
As tears go running wild
From down under the wall
Created by wind and rain
Harbour of no return
Shelter with no need
Than a smile in the eye
Where pleasure's just a whip
In the hands of the Queen
09:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 22 octobre 2009
FEUILLE A FEUILLE
Les femmes rondes
S'habillent chic
Comme le ticket retour
D'un one way trip
Sur le rail acide
D'un cercle émouvant
Où le féminisme est de vigueur
Surplombant la rigueur
D'un sourire à l'épanouissement
Digne d'une saveur de framboise
20:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
COLLABORATION SANS RESISTANCE
La marquise sort toujours
A cinq heures décalées
D'un agenda périmé
D'où les sensations jaillissent
Comme autant de sarments
Branches de langage
Qui font sourire les muets
Virevoltant en arabesques
Qu'un flutiau percute
Ou transperce gaiement
Suivant les modes d'expression
Que le roc impulse
Dans les orgues barbares
Qui parlent aux yeux
20:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DULAMAN
Le reflet suit la voix
Et chante les arbres
Comme une algue irlandaise
Sur les traces des celtes
En Ombrie solaire
Les chevaux du Caucase
Au mors d’argent
Calibrant les épopées
De l’immobile élan
Des lances du Rohan
Des tomahawks iroquois
Les armes sont à l’honneur
Au pays enchanté
Par les firebolts et les fées
Sur les tambours du Queens
Où le gazon est d’émeraude
Comme il sied
Aux valets de pied
Et les épées s’enlacent
Sur des bustes envoûtées
Par le chant qui s’émerveille
En arpèges de spirales
Double tranchant affûté
A l’extrême douceur
Des toisons affriolantes
De la sévère nudité19:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 octobre 2009
ONCE UPON SOMETIMES
Magnifiques comme un 7
Pas de race ni d'air sacré
Le profane en guise de camouflage
Le propane en héritage
A la combustion spontanée
L'intensité du rayonnement
Pour unique lumière
Chez les aveugles du poignet
Magnifique comme un sceptre
Pour bandit manchot
Gardien de banquise
Sur laquelle flotte un fard
Ou le parfum d'un dard
Qui fait cligner les gyrophares
Magnifiques sont les perce-neige
Congères en mouvement
Sur l'impassible terreau
D'où jaillissent les geysers
De l'incandescence cristalline
Et les parfums sonores
Que répandent les vents
12:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
WITHOUT OF YOU
Il neige dehors
Comme un mensonge
Dialectique des confins
De l'absolue subjectivité
Arizona comme un dream
Sarcler les lianes
De l'Amazone
Qui dispense les brumes
A la flûte de Pan
A l'arc d'Apollon
Le génocide en extase
S'abandonner à la caresse
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PLIAGE ET DECALCOMANIE
Sur le mur
La place du miroir
Que regarde incompréhensible
Un visage tracé à la craie
Noire qui peut se voir mauve
Excentrique
Comme un pur egoïsme
Altruisme à l'état naturel
Sans que la nature
Y soit pour quelque chose
Mille degrés
Brûlent les échelles
Le centre exact du monde
Toujours à sa place
A peu près partout
11:39 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
EN COULEUR
Noir et blanc
Point de suspension
Sur une ligne de mire
Blanc et noir
Le revers du miroir
L'or sans fin de l'ostensoir
Gris argent
Pépite de lumière
L'oeil du diadème
11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SUCRE ET VINAIGRE
Condiments incontinents
Un point sur la langue
Avive les impulsions
Jusqu’à l’implosion tsunamique
Défloré le pollen
Comme un hymen extensible
Hypertension dilatée
Dans l’extrême harmonie
Ondule sous un doigt
Sur une main pénétrante
La peau du tambour
Souplesse de la vague
Qui porte le charme10:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
OIL
Minuit à l’heure du temps
Qui tant inonde le bain
D’un revêtement de pure laine
Au patchwork délétère
Caresse ambrée de la brume
Qui incendie les tétons
Glisse sur la peau
En oléagineuse émulsion
Le feu dans les hanches
Vibre et soulève
L’arc-en-ciel accroché
Au faîte d’un sein10:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PEPPER
Menthe extasiée d’air pur
Au velours fin d’aigue-marine
Les rues se noient
Sous des tourments de douceur
Des églises surnaturelles
Flottent sur le contingent
L’inutile rayonne sous chaire
En surplis décoiffés
Sens à l’essence de myrtille
Qu’advient-il en absence
Hormis le sang de l’insouciance
Qui encense la présence
10:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SEL
Pas un mot
Un murmure de douceur
Une alvéole d’open space
Le gigantisme minuscule
Pas un mot
Juste une larme
Qui glisse doucement
Sur des flancs arc-en-ciel
Juste un mot
L’ombre de tes paupières
Comme une caresse
Sur les hanches de la nuit
10:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 18 octobre 2009
QUELS MURS POUR QU'ELLE MURMURE
Par temps de comprendre
Le vouloir ne tend qu'à saisir
Ce qui se refuse à la préhension
Ce qu'on signe encore
Va-t'en savoir
C'est toujours un voyage
Pas un cil ne tremble
Sur le périscope des drakkars
Plein feu sur le soleil
Rien n'échappe à la combustion
Et même la pluie sourit
En bouillant sous le vent
13:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 17 octobre 2009
MAGIC BOW
Des peuples de passions
Sur des chevaux de labour
Sillons sur la mer
Que le vent caresse
Sans trêve
L'immortalité des stèles
Ne résiste à aucune érosion
Le sang de l'écuelle
Se récolte vide
Comme un globule blanc
Derrière les masques
Ne subsiste que la danse
Des archers fantômes
Des charmeurs de serpent
Et des cavaliers du Rohan
00:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SANS COUVERTURE
Au jeu de l’assassin
Toutes les cartes
Ont l’essence merveilleuse
De l’as de pique
Et du roi de cœur
Délivre des carreaux
D’arbalète ou de vitrier
Sur un tapis de trèfles
Dont les feuilles
Sont en forme de huit
Pas de parasol
La banque est en déroute
Sous les geysers de napalm
Dont les fragrances insolites
Dévorent le macadam00:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 13 octobre 2009
NADJA ONLINE
Vent de sable
Sur la steppe rouge
Au camps des vaincus
Une rencontre au restaurant
Pour les rois aveugles
Moisson d'octobre
En terre d'amour
Nuits de princes
La rage au ventre
De la rue de Rome
Au chemin de Paradis
Littérature rouge
Pour dames de Californie
La règle de l'homme
A la fortune carrée
Pour une belle de jour
09:42 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
EASY LIVING
L'inaccessible est toujours
A portée de main
Quand les doigts s'étirent
En apogée d'ouverture
Le vent se pose
Sur la paume d'une rose
Et un pétale de fragrance
S'enlumine d'une écharpe
De nuit profonde
Comme la saveur d'une opale
09:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 octobre 2009
LES VOIX DEPASSEES
Qui parle à l'imparfait
Se reconnait comme tel
Tailleur de costumes
Qui ne sont que buée
Faisant couler le mascara
En rivières de cendres
Dont la braise sourit
En-deçà des conventions
Dont la morale se targue
Dans son auguste repaire
15:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
CONFINS D'OXYGENE
Des segments macrocellulaires
Aux irradiations purpurines
Laissent exhaler un sourire
Sur le pourtour anémique
Des horizons transgalactiques
L'ansible fonctionne sans trêve
Chez les confiseurs sans quartier
Où la noblesse révère
Ce que les réverbères
Dédaignent d'un clin d'oeil
11:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 04 octobre 2009
BOREAL SUD
Un mot suffit
Pour soulever la mer
Le vent en érection
La porte à incandescence
Sur la lumière tranquille
Qui irradie son flux
Comme la palpitation
Du pouls soyeux
Qu'un coin d'oeil
Observe avec amusement
20:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DANS LES ECOUTES
J’écoute en souriant
Abracadabra
Qui s’allume et transpire
Des parfums de traverse
Sur des rames elliptiques
De papier d’Arménie
J’écoute le galop
Des chevaux du Caucase
Aux sabots d’étincelles
Sur des landes empourprées
Par les marées sibyllines
Et les langues sylphides
J’écoute le vote
D’un isoloir tyrannique
Où nul pouvoir ne régente
La course de la pluie
Et le sourire du vent
Qui repeint mes brushings
08:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 02 octobre 2009
DES MASQUES
A l'inconnue qui passe
Le vent délace
Les corsets sans valeur
Le jour se mire
En des reflets-soupirs
Longs comme des sanglots
En forme de sourire
A l'inconnue qui passe
Le vent délasse
D'autre temps sans valeur
La nuit scintille
Jolie brindille
Sur la rosée des charmilles
Couleur pourpre d'azur
09:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 29 septembre 2009
ELLE GLISSE
Une ode à l’eau
Sur le sel des yeux
Rien qu’une larme
Pour peupler l’aurore
De sanglots blancs
Comme un sourire de miel
Sur un pourpoint évanescent
Une fleur d’oxygène
Aux senteurs ébouriffantes
Que l’électricité irradie
08:37 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 24 septembre 2009
IMPUDIQUE
A la croisée des cerises
Une coulée de nuages
Sur un rayon de lait
Le parfum du miel
Sur des lèvres amoureuses
Au mirage insouciant
Le sourire d’un instant
Comme la caresse d’un rêve
Sur une peau de velours
Qui transpire langoureusement
Et l’oeil de la lectrice
Charmé qui s’embaume
Respiration qui s’allonge
S’évase en corolle
Le parfum s’épanouit
Dans l’échancrure qui s’offre16:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 23 septembre 2009
CONFIDENCE ELECTRIQUE
Déverrouiller l’orthographe
Des nouveaux vocabulaires
Go on
Strip intégral
Négative impression
Le rythme du feu
Sur un velours incendiaire
Bleu comme la nuit
Des soucoupes en miroir
Sur des yeux en amandes
La grammaire au rebut
Flambe le crépuscule
Des alligators en série
Hypnotique sabbat
Rien à dire
Tout à décrire
Sans rien souscrire
N’être qu’un sourire
Brillant sans bague
D’un influent resplendir
18:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
THE BEAT GOES ON
Danse sans mouvement
Juste une épée
Et des plumes
Pas un cil ne frémit
Dans la spirale inversée
Des polarités sans appel
La poésie se suffit
La danse est un langage
Pour sensibilité muette
Essayant d'articuler un phonème
18:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
STILL SHENANDOAH
Danse les loups
Sur des guirlandes illuminées
Dont les fleurs de métal
Ruissellent d’un chrome en couleurs
Le jade brille sur leurs dents
Comme l’éclat sensoriel
D’un poignard de soie
Aux contours du soleil
Danse les loups
Au milieu des abysses
Sur la forge des dieux
Où s’affûtent leurs épées
17:31 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 18 septembre 2009
TENDER AS A CLAYMORE
No atomic clock
Around here no more
No survivors
Only one smiling cloud
From happy genocide
Discovering
Luck is for everyone
Overwhelming desires
Sculptures of the snow
Under the sea of fabulous wishes
And the ocean of magic memories
Dice are rolling
On a curved blade
One hand can be as strong
As the heart of a child
13:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 15 septembre 2009
CELEBRATION DE LA BRANLETTE
Où sont les poètes
N'intéresse que les poètes
Et encore
Le lieu et l'endroit
Sont l'envers d'une volupté
Qui se suffit à elle-même
Où sont les poètes
Quelle importance
Puisqu'ils sont
Destinés à nourrir
L'humus des futurs cimetières
D'où jaillissent des instantanés
Comme autant d'instants morts-nés
Où sont les poètes
Pas un poète n'en a cure
Aucun remède pour la poésie
Lèpre qui défigure
Le monde savant des lettres
Où le sens de la rune
N'est toujours pas né
10:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
CHOIX DES FRAGRANCES
Atterrir c'est voler
Comme une hirondelle cristalline
De retour d'Afrique
Sur un nuage vert
Au décolleté vertigineux
Les soucis sont des fleurs
A chacun leur couleur
Peintures d'imaginaires
Qui peuplent de leur parfum
L'étendue virginale
Et sur le livre des visages
Défilent des paysages
A colorier selon les goûts
Que le vent d'aventure
Féconde d'une semence d'horizon
09:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 14 septembre 2009
HAVE A DRINK ON ME
West of the plain
There's only seas
Perfumes and echoes
West of the plain
There's mountains
Of sugar and spice
West of the plain
Crowds are sleeping
In someone else's dreams
Neither young or old
Eternity is one shot
An icy lightning strike
The ace of spades
Always smiles in the wind
Of Troy and Jericho
20:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SANS AVEC
Avec du sang
Même qu'on dirait de l'eau
Pour faire écolo
Avec du sang
Qui parchemine les livres
Des traces ou des globules
Repeignent l'univers
Avec du sang
Qui dissout les caillots
Intraveineuse sans perfusion
Juste l'ignition de la chance
Sans solution saline
Avec du sang
On défrise les barbelés
Aux courbes affriolantes
Pour laisser rayonner
Les teintes de l'argent
Sur des étagères poussiéreuses
19:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SINGULARITE
Pas de professionnel en poésie
L'amateur est roi de Crimée
Sans châtiment autre
Qu'un sourire au semtex
Implosion vivifiante
Qui défigure les sens
La poésie s'emballe
Sous des linceuls de vair
La mère des mers
Le père des paires
L'enfant au riot-gun
Un oued dénoué à Gordes
18:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
CARBONE SPIRITUEUX
Sur le bord de l’autoroute
Des glacis parfumés
D’odeurs harmoniques
Encensent des parkings
Où s’émasculent les colchiques
L’autoroute est un pilote
Vecteur mathématique
Aux contours de logique floue
Hyperbole intégrale
Comme un pistil au féminin
Au centre de l’autoroute
La radioactivité chute
En lévitation circulaire
Giratoire insomniaque
D’un sourire implacable13:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 12 septembre 2009
MIAMI, OHIO
Des doigts caressent
Les cordes d’une slide
Délivrance au bout des clés
Sur l’Ohio flottent les corps
Un don du fond des tripes
La mélancolie sans armure
Punk jusqu’au bout des cils
Pas question de négocier
Voix qui portent le message
Sur les lames de nos scalpels
Sanguinaires par affection
Téméraires sans protection
Des doigts caressent des cadavres
Et nos sourires s’en souviennent
Dans les hymnes terroristes
Qui frelatent les marcs19:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 septembre 2009
A TRICK ON THE TRACK
De rune en rune
Se dépouillent les forêts
Les marécages en défriche
Les villes sinueuses
De rune en rune
La taïga reprend
Ses droits d'auteur
Dans les lianes velléitaires
De rune en rune
La vie est sans pourquoi
Profite du voyage
Il est sans fin
16:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 10 septembre 2009
LE TEMPS QU'IL NE FAIT PAS
Sa gueule en pixels
S'affiche en relief
Asynchrone
Sur ta vue rétrécie
Par le sel marin
Et ses cristaux ammoniaqués
De soude et d'encaustique
Que balaie d'un revers d'infortune
Le vent liquide
Qui promène la lune
Sur des déserts de jaspe
Et des marées de coriandre
19:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
IMMOR(T)ALITE
L'immoralité revendiquée
N'est qu'une forme de morale
Le négatif d'une photo
Plutôt numérique
L'argentique s'en soucie
Au demeurant fort peu
Tout occupé à rayonner
Ce resplendir qui l'overdose
L'immoralité sans détective
Est un passe-temps customisé
L'enjoliveur d'une roue
Pour les grands chars mérovingiens
16:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
RECENSEMENT
Pueblo del sangre
Peuple du sang
La mort sur les lèvres
D’un sourire enjôleur
Artère tranchée
En capillarité de rêves
Autoroute désinformation
Une guitare à la main
Electric globule
Neurochirurgie assassine
Pueblo del sangre
Pueblo del sol
Rayon laser
Visée ultracharme
Dis-moi je t’aime
Salto de merveilles
Pueblo del sangre
Peuple du sang
De la neige ou de l’eau
Peu importe à la transparence02:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
TE QUIERO
A la vie
A la mort
Une balle perdue
Torero et mantilles
On se la donne
Feria de Catalunya
Español y sangre
La luz en el ojo
La vida
Ni meilleure ni pire
Simplement joyeuse
Calme et paisible
Sous les holas
Qui parcourent insouciantes
Les ramblas où les toros
Déchaînent les passions
Aguardiente y mezcal
Sombre de la luna
La Muerte en El Alamo
Le sourire du pas de quartier
Mantilles sans torero
Corrida sans toros
A la mort
A la vie01:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
DU CORAIL COMME S'IL EN PLEUVAIT
Les mots jamais ne s'épuisent
Sans dire un mot une pensée
S'épanouit en jonquille
Le temps d'une valse
L'ordinaire des mots
Est un parfum de contrebande
Où les tricheurs sourient
D'une déclaration
De la mine d'argent
Jaillissnt des pépites d'océan
Perles ou nuages d'escampette
Qui font parler toutes les poudres
00:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
TIEMPO DEL FUEGO
Dernier salon en vague
Où l’on cause du parler
Comme des crachoirs de feu
Sur le macadam ordinaire
La mer au creux d’un sein
Le clitoris en exergue
Se dresse phallique
Sur ses ergots de sable
Hola compadres
Yo hablo la noche
Ultima palabra
Cegado de amor
Ahorita now
Toujours à l’heure
Comme une apocalypse
Arrosée de napalm
00:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
RESEAU SOCIAL
Berlingots sous les palmiers
En accroche suissesse
Comme le chocolat
Qui fond sous la cloche
Entrelacs et farandoles
Des tropiques cartilagineux
Reprenons donc une guitare
En évaporation lente
Les rois du flipper
Se contentent d’admirer
Les élucubrations lymphatiques
Dans une totale nonchalance00:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 09 septembre 2009
CONTER SUR UN DOIGT
La fille de l'alchimiste
Connaît le plomb
Dont on tire l'or
Du Rhin ou d'ailleurs
Pour forger des anneaux
De pouvoir
Ou sceller des alliances
Dans l'air du temps
Parler avec les mains
N'est pas réservé
A l'élite des sourds
D'une main à l'autre
En passant par l'oreille
Les échos frivoles sourient
Qui dessinent des alizés
Sur l'eau vive
00:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




