jeudi, 15 décembre 2005
UN HOMME EST PASSE
Un homme au regard de lumière et d'azur mélangés
Qui porte dans les yeux la richesse de sa nudité
Jamais les larmes ne viendront polluer sa sérénité
Elles sont beaucoup trop précieuses pour être gaspillées
Ces étoiles qui rayonnent au-delà de ses yeux
Sont celles dont resplendissent les bienheureux
Son coeur contient les galaxies et l'infinitude
Comment peut-il s'égarer dans cette merveilleuse solitude
Immergé en permanence dans la béatitude éclairée
Par l'Amour simplifié dans sa profonde nudité
La déesse fait son oeuvre et trace le chemin
L'immensité astrale l'emmène par la main
Au-delà du pauvre pays des éphémères mortels
Perdus dans leurs innombrables déchirements éternels
Qu'ils appellent amour ou guerre suivant leur humeur
Tout en oubliant de contempler ce qui gît en leur coeur
21:54 | Lien permanent | Commentaires (2)
MODERNE CELEBRATION
Qui est l'artiste, qui lui donne ce titre honorifique
Combien sont-ils à être à la hauteur du magique
Combien savent encore exprimer le magnifique
Devant leurs oeuvres s'élève-t-il un état extatique
Aujourd'hui l'artiste est un produit manufacturé
Les plus cotés sont des produits conceptualisés
Leurs travaux sont issus de la pensée conditionnée
Et ne valent guère plus qu'un vulgaire cendrier
Il est où dans ce fatras l'Homme accompli
Mentalisé à l'extrême jusqu'à l'oubli
Où sont ceux qui nous emmènent vers les nuées
Ils semblent absents en dehors des musées
Leurs oeuvres servent maintenant les commémorations
Dans lesquelles la classe moyenne tombe en pamoison
Emotion sans danger qui évite la remise en question
Et qui élimine la conscience en guise d'oraison
Dans la torpeur du confort de l'abattoir
Peut-on encore battre le rappel de la mémoire
Doit-on se contenter de regarder engraisser
Ce troupeaux de moutons décérébrés
Où sont passés les chevaucheurs de vent
Que sont devenus de la muse tous les amants
Bienvenue dans la célébration du néant
Du flasque, du médiocre et de l'inconsistant
15:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
S'EVADER DE NULLE PART
Pourquoi donc vouloir se perdre pour se retrouver
Alors que tout n'est qu'images inventées et projetées
A chaque seconde tu changes dans l'impermanence
Tu es totalement différente en toutes circonstances
Si tu crois retrouver un paysage existant et familier
C'est ton mental qui éprouve le besoin de se rassurer
Jamais tu ne peux te retrouver, tout est autre et toi
Tu ne peux échapper à cette règle, pas ici-bas
Pour s'évader de ce tourbillon frénétique et déroutant
Il faut vouloir trouver où est le seul point permanent
Et il se situe en-dehors de tout ce qui est apparent
Pour s'y rendre, le vouloir doit être de feu ardent
Pas une minute ne se passe sans que le spectacle évolue
Tel un torrent dont les flots t'emportent vers les nues
Se lover au sein de la vague pour être au plus intime
Que les eaux soient tumultueuses ou claires et limpides
14:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
DISSIMULATION
Cette télépathie n'est en rien étonnante
Dans ce monde aux six milliards d'amantes
Un seul Amant veille sur Ses bien aimées
Il sait tout ce qui peut bien les concerner
Nul besoin de proximité pour celle
Qui dans le coeur a laissé l'Eternel
Faire Son oeuvre à travers le temporel
Un rayon peut-il fuir le soleil
Ceci est à la portée de toutes les amantes
Sincères mais pas des courtisanes arrogantes
Rappelle-toi que rien n'est invisible au coeur
Du croyant soumis à la Vie ou au Créateur
Si Tout est Un, que crois-tu qui puisse rester
Dissimulé au regard énamouré de la Totalité
Seuls les enfants peuvent bien le croire
Et ces délires font leur désespoir
11:35 | Lien permanent | Commentaires (0)




