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lundi, 19 décembre 2005

VENDRE SON AME AU DIABLE

Tu l'as déjà vendue au diable ton âme
Pour que du temps tu fasses un drame
Le diable peut s'appeler mental
C'est lui qui détermine cette cadence infernale

Sous son influence tu t'es identifiée
A ce corps de chair qui n'est que limité
Ta nature de Lumière tu as oublié
Pour t'abreuver de plaisirs et futilités

Le temps n'existe que grâce aux illusions
Mentales qu'en d'autres temps on appelait démons
Pour être, il faut mourir à son apparence
C'est ainsi que l'on sort de l'ignorance

Maintenant que le désir a fait son oeuvre en toi
Te reste-il assez de forces pour changer de voie
Il est toujours temps pour toi de découvrir la Vie
Car l'existence n'est en fait qu'un moment d'oubli

UNE INFINIE RECONNAISSANCE

Il est vrai qu'avoir pu échapper aux ravages du temps
Est un don grandiose et magnanime qu'ont reçu les Vivants
Que ce prix soit payé d'une mort est vraiment peu
Personne par ailleurs ne regrette ce mort odieux

Les flétrissures peuvent désormais marquer la chair
Elles n'ont aucune influence sur la nature de l'éther
Cent mille vies en un instant calme et reposant
L'éternel instant qui règne sur le temps

Tout passe, tout lasse, rien ne demeure
Seuls les vivants de la mort ont peur
Pour les morts rien n'est plus que Lumière
Après la sinistre traversée des enfers

D'infinie renaissance en infinie renaissance
Il ne reste plus qu'infinie reconnaissance
Resplendissant d'une auguste innocence
Irradiant la splendeur de l'absence

Pour laisser la place à la Présence
Qui a jailli du plus profond par transcendance
A ces faibles et pauvres créatures éphémères
Elle a donné à goûter le vrai sel de la terre

DANSE SANS SERPENT

Qu'il est bon de voir sans aucune indolence
Des étoiles la flamboyance et l'insolence
Les mêmes qui brillent dans les yeux de l'éternité
Sortant des formes indifférentes des libérés

Quand des sens éteints montent les fragrances
Quand l'abondance ne provient que de l'abstinence
Aucun parfum ne saurait égaler la senteur du divin
Quand il t'enivre de l'émanation vibrante de son sein

Il y a déjà longtemps que l'âme n'est plus réveuse
Jamais elle n'aurait pu imaginer réalité si délicieuse
Qu'il vente, qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il tonne
Rien ne varie dans ces merveilles qui résonnent

Dans ce coeur dont les chaînes se sont envolées
Qu'un phénix a merveilleusement su briser
Abolies, les contraintes de l'éphémère illusoire
Plus aucune place pour les frissons d'un soir

Alors à quoi bon inventer ces paysages rêvés
Quand le réel dépasse le plus fou des insensés
Quand tu es devenue ce ciel liquide, as-tu besoin
D'étoiles alors que n'existe plus aucun chagrin

PAUVRE DESTIN

Pourquoi donc commenter l'arrogance
D'un écrit dont le coeur n'est qu'indigence
De l'auteur, il n'est représentatif que de l'inconscience
Aucun élément n'étaie ces soi-disantes évidences

On pourrait croire que c'est l'ouvrage d'un autiste
Même atteint de cette fameuse pathologie intellectualiste
Des phrases creuses mises bout à bout ne seront jamais
Qu'illustrations vaines pour noyer le poisson et parader

Du vent, du vent, toujours du vent
Ceci n'est l'oeuvre que d'un mental pédant
Perdu dans le labyrinthe des pensées mécaniques
Aucune Vie dans ce discours pathétique

La mécanicité enrobe ce discours stéréotypé
Dont la mauvaise foi est la principale qualité
On ne peut que regretter cette production illusoire
Qui confine son auteur dans le très dérisoire

Que la vanité lui fasse croire qu'il pense
Qu'il se complaise dans la pénombre des apparences
Il sera un futur et brillant robot organique
Apte à vendre de la salade synthétique