vendredi, 21 mars 2008
EFFACER LES OUTRAGES
Les bibliothèques brûlent
Sous le givre d'un plein soleil
Quand passent les patrouilles
De maraudeurs en vendanges
Les assassins n'aiment pas
Les mausolées de la culture
Dans lesquelles des chimistes
Fabriquent des drogues de synthèse
Cachant le goût étrange de la vie
Sous des monceaux de cendres
19:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES SENSUALITES MECANIQUES
L'élégance conceptuelle
Possède la séduction
D'un théorème évanescent
Pour le mécanique qui l'observe
Et se régale de ses effluves
L'imagination plante un sourire
En jetant distraitement un oeil
Sur les poissons rouges
Qui font la retape
Dans leur boule de neige
18:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU
Dans la forêt de lumière
La capoeira danse
La geste des semeurs de vent
Aux embruns de plein ciel
Qui parfument le soir
Des arcs musicaux tracent
Les signes des alizés
Sur lesquels s'inscrivent
Le vol des tambours
Et les reflets cuivrés des percussions
18:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOLITUDE EN CONCEPT
Riche est celui
Qui postule la solitude
Sur le seul mode conceptuel
Sans l'avoir expérimentée
Derrière le rideau de plomb
Qui le sépare du coeur du langage
Riche de mille hallucinations
Servant de faire-valoir
A la beauté de l'image
Qu'il prend pour une estrade
17:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
CONTE SANS OBJET
Le coût des choses
Est affaire d'épicerie
Dont ne s'occupe pas
L'enchantement boréal
Voyant de son étagère
La valeur des rognures d'ongle
Auxquels s'attachent les minarets
Resplendissants dans l'ocre
Des tourbières du couchant
Que caresse la mer
13:26 | Lien permanent | Commentaires (1)
INCORRECTION APOLITIQUE
Des mosaïques multicolores
Courent sur des plages barbelées
Aux confins de l'orage
Des vents de teintes parcellaires
Les aromatisent galamment
D'un vieux fauteuil en cuir
Un sourire nonchalant s'imprègne
Des courants d'air qui bercent
La clameur lointaine
Des fruits d'un couchant sanguinaire
Des spirales d'atmosphère boréale
Harmonisent les intervalles de ciel
Qui peuplent la verdure ruisselante
Disséminée par la pluie pourpre
Sur l'ensemble des revêtements d'ardeurs
Des volutes moirés enflamment le satin
Des décors surréalistes qui dévorent
Le galop des imaginations encloses
Dans l'attraction sensorielle et ludique
Des procédés argentiques de la pellicule
La trame toujours virginale
S'oblitère des panoramiques fragmentaires
Dans le souffle d'un dragon d'hiver
Sur lequel dansent les elfes et les archers
Des salles de réception élyséennes
12:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
COTE FLOTTANTE
Il pleut sur la mer
Dans le jeu d'un organiste
Aux tubes rendus langoureux
Par la grâce d'un kaléidoscope
Incorporé dans une optique de feu
Au mitan d'un rêve estival
Des fauteuils s'embrasent
Dans une écharpe de jasmin
Parsemant d'éclat sylvestre
Les plages boréales du milieu de la nuit
Une belle journée s'étire
Le long d'un fleuve romantique
Dans lequel des pianistes tirent
Sur de merveilleuses ambulances
A coups d'archets et de fouets
11:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
STUDIO LINE
Dans les studios du jasmin
L'opéra sent le savon
A la myrtille et au cumin
Les tapisseries s'agitent
Sous la caresse du vent
Les éclairages se tamisent à souhait
Dans les ondulations de la volupté
Caressant les hanches généreuses
D'un sein qui darde un oeil
Hors d'un corsage échancré
11:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
ULTIMATE INTIMATE
L'intimité est universelle
Dans l'ouverture intégrale
Aux flots d'arc-en-ciel
Hors de cela
Elle n'est qu'un bunker
Empli de prétentions létales
D'égoïsmes sans respect
Et d'hypocrisies mensongères
Mille regards créent la couleur
Mille oreilles reçoivent le son
Aucun fragment ne s'isole
09:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
RESUME DE LA PHILOSOPHIE
Ce qu'on appelle penser
Est un isthme
L'acheminement vers la parole
Du principe de raison
Question d'introduction
Au problème de la métaphysique
Etre et temps
Insignifiant les concepts
Dans les fondamentaux
De la phénoménologie
Chemins qui ne mènent nulle part
Ailleurs qu'ici
09:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN APPROCHE
La mer se caresse doucement
Dans son flacon d'arc-en-ciel
Les dilatations pourpres creusent
Ses côtes dévergondées
D'une haleine vibratile
Elle lèche les muqueuses
De son ventre fécond
Au centre duquel brille
Une impulsion d'étincelle
Irradiante plaie aux effluves de brûlure
07:54 | Lien permanent | Commentaires (0)




