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mardi, 16 septembre 2008

LUNCH BOREAL

Surfer sur le vertige
Comme une opiacée sur sa tige
Le talent dans la bouche
Qui raconte par les mains
Le murmure de l'oreille

Surfer du noir sur du rouge
Du blanc sur du noir
Du spectre en couleurs
Sur le velours d'argent
Qui peuple les grands lacs

Sculpter les plaines du vertige
D'où montent les avalanches
Quand la barre est au Nord
Et le solstice permanent
Sur les perles de Stonehenge

NO SEASONS IN THE SUN

Ou est le fruit

Qui tient la main

D'où viennent les assassins

A la naissance de l'offrande
Les lignes sont effacées
Seuls les sillons de la pluie
Dessinent des spirales rectangulaires
Ou d'autres géométries carnivores
Dans les labos de la réalité intangible

Qui tient la main

D'où vient le fruit

De l'assassin la vie

TOUJOURS ICI ET LA

Ou s'arrêter
Quand rien ne bouge
Dans l'immobile fraîcheur

Entre deux cils peut-être
Ou au beau milieu
D'un battement de paupières

La transparence ne connaît de la faute
Qu'un sourire aux éclats
De gentiane amusée
Par le sérieux du cinéma

KUNDALINI RIDE

Mobilier désertique
La soif pour unique rafraîchissement
Une brûlure de douceur
Dans le creux des reins

Fini l'été
L'hiver règne en maître
Au pays des torrents de mercure
Et des sidérurgies lumineuses

Avec du trash ou du diamant
Le parfum s'écrit en saveurs
De cristal ou d'obsidienne
Sur des lignes au spectre éblouissant

Des tornades dans la main
Un ouragan dans l'oeil
Le simoun lutine les bégonias
Dans des marées de lumière

Danse de la sigillée
Sur les marbres brûlants
D'un palais viking
Aux murs transparents

TORREFACTION D'ECUME

L'ironie d'un soupçon d'élégance
Palpite au coin des lèvres amusées
Par les frissons hors contexte
Que projettent au loin
Les mélancolies savantes

Sous les paupières disparues
La pluie efface les sillons diluviens
Et retrace au scalpel
Les parfums de la parole
Aux yeux clairs

Le sol est climatisé à vif
Par le fouet de la douceur
Et les lanières de velours
De l'asservissement
Fondent en larmes de joie

QUEUE DE POELE

L'esquisse des délices
Tapisse de sévices
Les hélices des narcisses

Les larsens se promènent
Dans les domaines des dolmens
Résidences secondaires de l'Eden

Des clowns hors d'âge
Meublent les naufrages
De carnages d'échafaudages
Et de vagabondage sans étage

CALME ET TRANQUILLE

Au long des boulevards
Du rêve atomique
Des bouquets de plutonium
Fleurissent en corolles sauvages
Irradiant la sève incendiaire
Dans les tétons durcis
Par les griffes étincelantes
De la tendresse sans pitié

Comme un velours de titane
La tête tranchée d'une étoile
Surgit d'un panier d'orchidées
Constellant les lys des vallées
De souillures magnifiques
Tandis que le son de l'ultrason
Réverbère les arômes de la folie
Autour des cathédrales en ruine

On écorche bien les chevaux
Dans de torrentielles épopées
Où les rebours ne coûtent pas plus
Que le roulement voluptueux
Des tambours-majors
Au moment où la guillotine
S'épanouit dans un frisson
De pure sensualité

UN MAX DE MENACE

Le danger est partout
Caressant de ses effluves incendiaires
Les poumons des vents

Le danger est partout
Il se promène en string
Ou en dentelles d'uranium
Dans les stations balnéaires
Où les rentiers espèrent
Passer leur retraite méritée
De charentaises aux oeufs d'or

Le danger est partout
Dans la main qui sourit
Comme dans le regard qui tue
Les lyophillisées du bulbe stellaire
Dans une avalanche à rebours
Sur les hydrofoils de la soie

EN RACAILLE DE CANTIQUE

Au pays des fraises Tagada
Les Daltons sont fruits sauvages
Du réglisse étincelant
A la pulpe de velours
Sur fond d'arc-en-ciel

La horde sauvage parcourt
Les lignes de la main
Des allumées girouettes
Sucrant le parfum du vent
D'arômes sanguinaires

Au cabaret cohérent
Un fringant spectateur
S'enthousiasme en souriant
Devant le chapiteau contorsionniste
Des positivistes de l'harmonium

La suite arrive toujours
Au prochain épisode
Dans les mystiques urbaines
Où les milices n'ont pas tué
Les ghettoblasters du temps