mardi, 11 novembre 2008
FRANTIQUE
De Lugdunum
On voit Rome sans souci
Comme autant de ruines
Jonchant le sol
De tous les colisées
Pour tous les gladiateurs
Vit-on à Lugdunum
Rien ne le prouve
Alors pourquoi pas
Appeler cela une vie
Un mot en vaut un autre
Et vie vaut bien rêve
17:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
MIROIR SANS HEURE
Poésie mon amie
Comme un vol de diamants
Ou d'opales
Sur le revers de la nuit
Poésie sans frontières
Que des biffures rayent
D'un trait de valeur
Esthétique selon le choix
D'un arbitraire désuet
Poésie aux éclairs insouciants
Dont le velours réverbère
Les coeurs durcis
Par syntaxe et grammaire
Comme une brûlure rigoureuse
Etincelante pour certains
Nauséabonde pour d'autres
Poésie sans hormones
Pur extrait d'arrogance
Qui sourit aux assassins
Et que les morts réprouvent
Autant sinon plus
Que les dieux eux-mêmes
Où sont les guerriers arc-en-ciel
Ceux qui dansent le haka des hommes
Haches de lumière entre les dents
Mains ouvertes pour tuer
D'un seul regard nucléaire
16:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE TRIDENT DE SHIVA
Tout se détruit
Mais rien ne meurt
Les assassins s'amusent
Devant les valses
Et les hésitations
De la tiédeur
Rien que la destruction
Pas d'échafaudage lacustre
Sur des planches pourries
Par le sel et le vinaigre
Et leurs échelles de valeurs
Aux couleurs enivrantes
13:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
WINTER IN SIAM
Pas de choix à faire
Entre le même
Stade après stade
La remontée des fleuves noirs
Sortie du bush
Entrée de jungle
Tête-bêche pour lire
Ce que tracent les machettes
Dans le merveilleux génocide
Qui dépeuple les soleils
12:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
MORNING NAPALM SMELL
Exclus de la cité
Pour cause d'Apocalypse Now
Et de napalmisation outrancière
Peu veulent écouter Kurtz
Et sa vision étincelante de noirceur
La marche des Walkyries
Ne sied littéralement
Qu'à Kilgore et ses apaches
Dénués de toute urbanité
Dans le ruissellement du feu
10:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN RIEN DE JOUISSANCE
Qu'importe donc l'érotisme
Au pays du désir satisfait
Où les traitements de surface
Luisent sous la pluie
Qui caresse la mer
Dans d'improbables avanies
Aventures légumières
Du pays des endives
Elevées plein soleil
Par des pensées carrées
Dont la quadrature oblongue
Oublie les ratios d'or
10:29 | Lien permanent | Commentaires (0)




