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mardi, 11 novembre 2008

FRANTIQUE

De Lugdunum
On voit Rome sans souci
Comme autant de ruines
Jonchant le sol
De tous les colisées
Pour tous les gladiateurs

Vit-on à Lugdunum
Rien ne le prouve
Alors pourquoi pas
Appeler cela une vie
Un mot en vaut un autre
Et vie vaut bien rêve

MIROIR SANS HEURE

Poésie mon amie
Comme un vol de diamants
Ou d'opales
Sur le revers de la nuit

Poésie sans frontières
Que des biffures rayent
D'un trait de valeur
Esthétique selon le choix
D'un arbitraire désuet

Poésie aux éclairs insouciants
Dont le velours réverbère
Les coeurs durcis
Par syntaxe et grammaire
Comme une brûlure rigoureuse
Etincelante pour certains
Nauséabonde pour d'autres

Poésie sans hormones
Pur extrait d'arrogance
Qui sourit aux assassins
Et que les morts réprouvent
Autant sinon plus
Que les dieux eux-mêmes

Où sont les guerriers arc-en-ciel
Ceux qui dansent le haka des hommes
Haches de lumière entre les dents
Mains ouvertes pour tuer
D'un seul regard nucléaire

LE TRIDENT DE SHIVA

Tout se détruit
Mais rien ne meurt
Les assassins s'amusent
Devant les valses
Et les hésitations
De la tiédeur
Rien que la destruction
Pas d'échafaudage lacustre
Sur des planches pourries
Par le sel et le vinaigre
Et leurs échelles de valeurs
Aux couleurs enivrantes

WINTER IN SIAM

Pas de choix à faire
Entre le même
Stade après stade
La remontée des fleuves noirs
Sortie du bush
Entrée de jungle
Tête-bêche pour lire
Ce que tracent les machettes
Dans le merveilleux génocide
Qui dépeuple les soleils

MORNING NAPALM SMELL

Exclus de la cité
Pour cause d'Apocalypse Now
Et de napalmisation outrancière
Peu veulent écouter Kurtz
Et sa vision étincelante de noirceur
La marche des Walkyries
Ne sied littéralement
Qu'à Kilgore et ses apaches
Dénués de toute urbanité
Dans le ruissellement du feu

UN RIEN DE JOUISSANCE

Qu'importe donc l'érotisme
Au pays du désir satisfait
Où les traitements de surface
Luisent sous la pluie
Qui caresse la mer
Dans d'improbables avanies
Aventures légumières
Du pays des endives
Elevées plein soleil
Par des pensées carrées
Dont la quadrature oblongue
Oublie les ratios d'or