lundi, 15 décembre 2008
PAR-LA MÊME
Perchoir huron sans fût ni fuite
Des reins enfument des termites
Cour à scandale en distraction
L'envoi des brisants creux s'écrit
En grand assolement de fée
Mercière à Sancerre où opère
La baronne humide des flancs
Bouquet de lèvres toujours jeunes
Quand la nuit délace sa fille
Lit de parole chaude au coeur
21:50 | Lien permanent | Commentaires (1)
MÊME PAS MAL
Futons des pochoirs au ton fluide
Vitre peinte en mur de pyrex
Santal au cou sans direction
Les écrans volent sans cris bleus
Gondoles du sang sans effet
Dessert du désert de la mer
Le carburant mutant s'abonne
Sous des becs clos dans le genièvre
Aimant de nuit qui s'encanaille
Psychédélie chaude harpe seule
19:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
MELBA PANEL
Pourquoi font-ils de l'eau de joie
Ces pains perdus en vin très sexe
Dans l'habitant érigé cool
Au lit créole on tend des queues
Dans les fentes gonflées d'un don
Carossé de mer desserrée
Mue du corps à la cardamone
Léger sanglot sous le beau jet
Peler la paille aimant reluire
Harpe l'iris de jeux de mots
15:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN PLAINE D'ALABAMA
Bourgeons de frimas d'eau en ville
Des seins fendus pendent au sec
Tente abritant des nids de poule
Filant des décrets aux olives
Pamphlets-cadeaux des dons d'enfants
L'or caresse la main sans herbe
Mûr d'accord qui remue au quart
Goûtant l'eau qui saoule les geais
Dans des baillements de plaisir
Paillardise de jeune anneau
14:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
FILLE DU FEU
Toi qui est mes poèmes
La magie fait jaillir
De l'eau du feu
Et du feu de l'eau
Suivant qu'on soit
Main ou oreille
Toi qui est mes poèmes
Tu te regardes en te lisant
Et tu t'admires en te mirant
Dans la transparence infinie
De leur lit de cristal
13:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN BONNET D'ANE A NADA
Fourrés d'ondine en villonnette
Des faons hantent l'essaim des nets
Tas d'habits de tendre à Venise
Où les liftings créent en des filles
Le fondant dépôt d'un fin don
La mort enchâsse les brins d'air
Des mues du rhume aux dix cocards
Des bouts de sang dégèlent haut
Doux tibias des plis repassés
Qui picolent la gnôle avare
13:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
STOP OU ENCORE
Le réel n'est qu'un pixel
Incolore et sans saveur
Autre qu'un pur ressenti
De douceur
Et encore
Le réel n'est qu'un mot
Dénué de sens
Mais parcouru de vents
Dont la principale qualité
Est l'immobilité
11:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
LOOK OF STYLE
Réels de pixels
Balayés par les vents
Brushés par la tête noire
Au rimmel agité par les paupières
Peints et repeints
Par la pluie ou la mer
Réels de pixels
Pure merveille
Sourires de déesses
Une main sur les fesses
11:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
PEAU NEE DES PANNES DE LEGENDES
Moulin et dinette en Fourvière
En des fêtes d'enterrement
Ancestral vasistas de braise
Qui brille en vrillant les fils
Au dauphin les danses du pont
En brins mordorés de hasard
Mie de grume à la coque émue
Le gel est abricot sans trot
Ni souci d'application digne
Zébulon de l'art des guignols
10:51 | Lien permanent | Commentaires (1)
VESTE A REVERS
Le désir ne voyage pas
Il jouit
De sa propre substance
Qu'Hestia la féconde
Entretient dans le feu
De la paisible immobilité
Douceur en coeur d'atmosphère
Que ne chagrine jamais
La surévaluation arbitraire
De vulgaires pulsions animales
10:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
OPEN ALL NIGHT
Il est plus raisonnable
Pour un humain
De confier sa vie à un poème
Que l'inverse
Quel poème sensé
Oserait confier sa vie
A la fidélité d'un humain
A servir ainsi de réceptacle
Le poème ne risque rien
Il n'y a pas grand-chose de lourd
09:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
TROLLEY DES PALES REGENTS
Fous sevrés de pire en mouillettes
Taire tous mes enterrements
Vorace ascèse des aisances
Pan fait la nuit qui défibrille
Au dos des fronts qui pensent en vain
Dans l'or du train qui redémarre
Biche au miel cru sur les coteaux
Le gel Trocadéro des briques
Désigne les cuisses puissantes
Du cygne au bon goût de la braise
08:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
INVENTE MOI UN AUTRE
L'amour est un feu sans flamme
Que le désir satisfait
Dans la permanence
De sa présence
Le désir est une idée folle
Qui inonde de présumé
Les altérités supposées
Le sucre sur les lèvres
Est l'ordinaire de l'amour
Entre les mains du désir
08:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'AIR DU TEMPS
L'essence des mots
De la magie poétique
Est un gaz neutre
Qui prend les couleurs
Des temps d'opinion
Même quand le texte disparait
Sous prétexte d'apparence
Non conforme au désir
Ou à d'autres singularités
Des vagues de l'océan
08:00 | Lien permanent | Commentaires (0)




