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samedi, 24 janvier 2009

LES FLUIDES DU GIVRE

Une langue dit
Toutes les autres
Sans prononcer un seul mot
Juste en apposant
Des sourires de feu
Derrière les mots anodins
Qui constituent les langages
Une langue sans origine
Sans cadastre ou limites
Dont la tonalité sibylline
Dégonde tous les dialectes
De leurs socles en carton-pâte

OURAGAN SUR LE CAIRN

De tout temps
L'oeil est dans la tombe
Et sourit à l'assassin
En le regardant
D'un air amusé
Pendant que les victimes
Se lamentent du temps
Qu'il ne fait pas
Ou d'autre sortilège
Au gré des fantaisies
Qui vont leur chemin
Sur la mer des moutons

CIVILITES MONDAINES

Poésie des maisons closes
Où l'oubli et la saumure
Règnent de conserve
En maîtres des cercles
De la consanguinité
Aux vertus cardinales

Le vent se rit des usages
Règles d'obsolescence
Aux rites funéraires
Que les walking deads
Etablissent pour protéger
Des propriétés qu'ils disent
Leu(r)r(e)s

Poésie des maisons closes
Où l'on clame l'ouverture
A grands renforts
De discours barbelés
Par la peur et la fuite
Loin des amandes et du miel

MANGER DES FRAGRANCES

L'exil est un parfum
Dont s'enivrent les escort girls
Hétaïres aux seins lourds
De tous les arômes
Portés par l'évanescence
Des faubourgs d'empire

L'exil est une caresse
A l'onctuosité prégnante
Pure invention sexuelle
Dont la saveur palpébrale
Fait frissonner les lèvres
D'une humide ferveur

Les mondains s'oublient
Dans leurs exils dorés
Qu'ils jugent saumâtres
Par manque d'un public
Pour admirer les exploits
Qu'ils croient réaliser