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vendredi, 20 février 2009

THE BLUE LINE

L'horizon de la mort
Est un épouvantail
Qui effraient les oies
Egarées dans la basse-cour
De l'étang sur lequel
Ondulent en serpentins
De velours et d'arôme
Les mouches étincelantes
Qu'une fleur de lotus
Ruisselle en silence

ECRIT EMPORTABLE

La lecture ne dépend que du regard
Et l'histoire unique d'un homme
Est celle de tous les hommes
Même s'ils se croient femmes
Ou bien mâles

Le regard trouve dans la lecture
Ce qu'il y cherche
C'est-à-dire rien
Mais avec du parfum
Pour en faire des sandwichs

Les chants sont la force des hommes
Même aphone la voix parle
En iridescences de candeur
En fluorescences de saveur
En arborescence de douceur

CERTES ILS TUENT

La muse pour l'histoire
Des épopées du sanguinaire
La mémoire pour les morts
Comme un monument funéraire
Style musée en plexiglas
Un préfabriqué notoire
Sur des pilotis de vent
Un tamis à larges trous
Sous lequel git un sou
Un sol sans rivage
Entre la nuit
S'illumine la joie