mercredi, 18 mars 2009
CUILLERE DE BOIS
Sur un feu de chant
Brûlent les sorbets
Caramel et réglisse
Pas de souci pour la glisse
En semelles de pied nu
Qui caracole assis
Comme une cambrure
Aux accents de l'aurore
Un parfum de muscade
Qui s'enivre de soif
23:28 | Lien permanent | Commentaires (3)
CROISSANT DE LUNE EN CROISIERE
Nue et non avenue
Sur une rue au tracé circulaire
Bordée d'abricotiers japonais
Une silhouette au grain de soie
Mire les offenses sans défense
Percevant des yeux sans paupières
La caresse du vent étourdi
Dont les senteurs d'épice
Influent sans affluence
Des effluves sans parfum
21:31 | Lien permanent | Commentaires (2)
DES SOS EN DOUCE
Place des mules on mastique
En chair à saucisse ou daube
Parlant en habits de texte chaud
Où coulisse le pousse à l'amour
Mordu par la marée
Qui pond de douces noces
Fortes en tenue de bar
En déliant autour d'elles
L'atour de nuit qui respire
Mûr à point pour un coup de vivre nu
17:44 | Lien permanent | Commentaires (1)
CEDER SANS DESSOUS
Les mues plastiquent les monts
Dans des gerçures d'eau chaude
Au sexe par la bite
L'eau bleuit sous la brosse
Des mariés de l'or dur
Où les honneurs poussent en rond
Fondant les râles en rut
D'un gris pour elle
Là tout aspire en tendre nuit
Un cul doux au point de vue libre
16:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
BLANCHE NUIT
La nuit est de satin
Dans le blanc des paupières
Qui dessinent des lettres
Sur le velours des jours
Les lignes sont blanches
Sur les rails hypnotiques
Dont les hyperboles tracent
Un confluent de parallèles
S'invente la courbe
Sur un arc-en-cil d'argent
Que repeignent les caresses
Du vent sur tes hanches
14:13 | Lien permanent | Commentaires (2)
BELVEDERES DES DESORDRES MEMORIELS
Au musée noir
Du soleil des loups
Un feu de braise
Embrasse la marée
Sabine à la porte dévergondée
Tel le marronnier
De la nuit de 1914
Des mascarets sous la lune
Signent le deuil des roses
Dans le marbre des mystères de l'Italie
10:54 | Lien permanent | Commentaires (0)




