mardi, 20 octobre 2009
ONCE UPON SOMETIMES
Magnifiques comme un 7
Pas de race ni d'air sacré
Le profane en guise de camouflage
Le propane en héritage
A la combustion spontanée
L'intensité du rayonnement
Pour unique lumière
Chez les aveugles du poignet
Magnifique comme un sceptre
Pour bandit manchot
Gardien de banquise
Sur laquelle flotte un fard
Ou le parfum d'un dard
Qui fait cligner les gyrophares
Magnifiques sont les perce-neige
Congères en mouvement
Sur l'impassible terreau
D'où jaillissent les geysers
De l'incandescence cristalline
Et les parfums sonores
Que répandent les vents
12:28 | Lien permanent | Commentaires (1)
WITHOUT OF YOU
Il neige dehors
Comme un mensonge
Dialectique des confins
De l'absolue subjectivité
Arizona comme un dream
Sarcler les lianes
De l'Amazone
Qui dispense les brumes
A la flûte de Pan
A l'arc d'Apollon
Le génocide en extase
S'abandonner à la caresse
12:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLIAGE ET DECALCOMANIE
Sur le mur
La place du miroir
Que regarde incompréhensible
Un visage tracé à la craie
Noire qui peut se voir mauve
Excentrique
Comme un pur egoïsme
Altruisme à l'état naturel
Sans que la nature
Y soit pour quelque chose
Mille degrés
Brûlent les échelles
Le centre exact du monde
Toujours à sa place
A peu près partout
11:39 | Lien permanent | Commentaires (1)
EN COULEUR
Noir et blanc
Point de suspension
Sur une ligne de mire
Blanc et noir
Le revers du miroir
L'or sans fin de l'ostensoir
Gris argent
Pépite de lumière
L'oeil du diadème
11:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
SUCRE ET VINAIGRE
Condiments incontinents
Un point sur la langue
Avive les impulsions
Jusqu’à l’implosion tsunamique
Défloré le pollen
Comme un hymen extensible
Hypertension dilatée
Dans l’extrême harmonie
Ondule sous un doigt
Sur une main pénétrante
La peau du tambour
Souplesse de la vague
Qui porte le charme10:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
OIL
Minuit à l’heure du temps
Qui tant inonde le bain
D’un revêtement de pure laine
Au patchwork délétère
Caresse ambrée de la brume
Qui incendie les tétons
Glisse sur la peau
En oléagineuse émulsion
Le feu dans les hanches
Vibre et soulève
L’arc-en-ciel accroché
Au faîte d’un sein10:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
PEPPER
Menthe extasiée d’air pur
Au velours fin d’aigue-marine
Les rues se noient
Sous des tourments de douceur
Des églises surnaturelles
Flottent sur le contingent
L’inutile rayonne sous chaire
En surplis décoiffés
Sens à l’essence de myrtille
Qu’advient-il en absence
Hormis le sang de l’insouciance
Qui encense la présence
10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
SEL
Pas un mot
Un murmure de douceur
Une alvéole d’open space
Le gigantisme minuscule
Pas un mot
Juste une larme
Qui glisse doucement
Sur des flancs arc-en-ciel
Juste un mot
L’ombre de tes paupières
Comme une caresse
Sur les hanches de la nuit
10:25 | Lien permanent | Commentaires (0)




