mardi, 16 février 2010
TOURBILLON DE DECOLLETE
Gitane au bandana
Ishtar des faubourgs
Où le gang de la main noire
Fait de ta chevelure
Une armée sans frontières
Au poing américain
A la barre à mine
Trace des graffitis
Sur le son des cuivres
Adepte des venins
Aux autoroutes filant
Des ellipses en corolle
De paisible harmonie
Rutilance du son
D'un calme arpège
Au centre névralgique
D'un toucher de paupières
Aux cils délicats
17:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
REDEMPTION ON A WHEEL
Et l'on repeint d'un cil
Le tranchant d'une guitare
Electrique of course
Easy Rider en solo
De cathédrale
Des chamans au coin des rues
Dansent sur des chevaux
Aux mors écumant
Des marées de velours pourpre
Pas de quartier
Sur la lune de l'Alamo
La Muerte à toute heure
En salves d'échancrure
17:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
HIEROGLYPHE ACOUSTQUE
Culture du larsen
Fragment d'obsidienne
Enluminure du chant
Des scalpels détonnants
Bouillon sans brouillon
Sous lequel flotte
Le regard d'un œil d'or
Aux pyrolyses vertigineuses
Chant d'un départ
A l'itinéraire sans balise
Autre qu'un doux baiser
Brûlant dans sa fraicheur
16:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
PYROGLISSE
Barbarie et sédition
Mamelles réfractaires
Au feu des ablutions
A l'affabulation
Prière de la diffamation
Sanctuaire de guerriers
Couteau et dague enlacés
Au combat la beauté
Sans un lacet délié
Décorsetée comme un jamais
Volupté sans veuvage
16:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
APPALOOSA BAY
Derrière le vent froid
Les températures n'ont plus cours
Oueds qui jaillissent
En geysers de coriandre
Artifice de la glisse
Qui surfe sous le temps
En arabesque aztèque
Sur le tranchant de la valse
Tango apache et boléro
D'une perle noire et d'un oiseau
15:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLAINE EN TIERS
Cité des chutes
Commencent les cascades
Où les pieds endoloris
Respirent à pleines dents
Le bouillonnement du volcan
Qui sur le permafrost
Délivre le parfum
Et s'enivre en souriant
Des mille et un tourments
Que s'inflige la grâce
15:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
ET BRÛLER SIMPLEMENT
Claire est obscure
Ou l'obscur est-il clair
D'un fragment d'Héraclite
S'élèvent les stalagtites
Envolées de paraboles
Au paradoxe d'Hyperborée
Pourquoi les Fleurs
Dit le parfum
En se mirant
Dans l'eau sans fard
Qui enlumine son tain
14:47 | Lien permanent | Commentaires (0)




