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jeudi, 23 septembre 2010

SHAHRZAD ONLINE

Le présent stationne
En bout de ligne
Là où le temps s'effondre
A bout de souffle
Et d'avenirs luxuriants

Sur la route enlacée
Des guerrières entraînent
Les multiples danses
De leurs poignets dévergondés
Dans le maniement du poignard

Les rues s'animent
D'un coup de mascara
Poivre et safran émergent
Au milieu du santal
Que la coriandre encense

Le jasmin triomphe
Quand les aveugles d'un sourire
Atomisent les parois volatiles
Des sarcophages obsidiens
Dans un bruissement d'elle

PLASMA STEALTH

La mer corrode avec ardeur
Le piédestal des statues
Qui s'écroulent un jour
Dans le regard du sculpteur

Sur le chemin vers Ithaque
Il ne reste qu'un masque
Que la solitude attendrie
Finit par écorcher

Plus de visage
A peine un langage
Dans une flaque un murmure
Un point ardent de non-retour

CARESSER LES VOILES

Ce qu'il faut détruire
N'est pas si solide
Que la mie soit liquide
Est un plaisant souvenir

Centre des opérations
Une fève dorée
Contrôle des opinions
Un feu délirant

Ce qu'il faut démolir
Pour obtenir un sourire
Qui ne fait qu'attendre
Le bon vouloir des prétendantes

Et dans Vienne la rouge
Danse Vienna la blanche
Sur un bouclier celte
Une branche de laurier

ANATOMIE PROVISOIRE

J'ai la moelle tatouée

A l'arôme d'extasy

Le génome scarifié

Par les fantasmagories

 

J'ai l'ADN piercé

Jusqu'au fond du nombril

Et les gamètes épanouies

Par l'odeur des terrils

 

Chirurgie d'avant-garde

Mes frappes sont des caresses

D'où la monnaie jaillit

En pure pluie d'étincelles

 

Mutant par la grâce

D'une pandémie royale

J'ai le syndrome pervers

Des pénuries d'atmosphère