jeudi, 23 septembre 2010
SHAHRZAD ONLINE
Le présent stationne
En bout de ligne
Là où le temps s'effondre
A bout de souffle
Et d'avenirs luxuriants
Sur la route enlacée
Des guerrières entraînent
Les multiples danses
De leurs poignets dévergondés
Dans le maniement du poignard
Les rues s'animent
D'un coup de mascara
Poivre et safran émergent
Au milieu du santal
Que la coriandre encense
Le jasmin triomphe
Quand les aveugles d'un sourire
Atomisent les parois volatiles
Des sarcophages obsidiens
Dans un bruissement d'elle
18:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLASMA STEALTH
La mer corrode avec ardeur
Le piédestal des statues
Qui s'écroulent un jour
Dans le regard du sculpteur
Sur le chemin vers Ithaque
Il ne reste qu'un masque
Que la solitude attendrie
Finit par écorcher
Plus de visage
A peine un langage
Dans une flaque un murmure
Un point ardent de non-retour
15:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
CARESSER LES VOILES
Ce qu'il faut détruire
N'est pas si solide
Que la mie soit liquide
Est un plaisant souvenir
Centre des opérations
Une fève dorée
Contrôle des opinions
Un feu délirant
Ce qu'il faut démolir
Pour obtenir un sourire
Qui ne fait qu'attendre
Le bon vouloir des prétendantes
Et dans Vienne la rouge
Danse Vienna la blanche
Sur un bouclier celte
Une branche de laurier
13:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
ANATOMIE PROVISOIRE
J'ai la moelle tatouée
A l'arôme d'extasy
Le génome scarifié
Par les fantasmagories
J'ai l'ADN piercé
Jusqu'au fond du nombril
Et les gamètes épanouies
Par l'odeur des terrils
Chirurgie d'avant-garde
Mes frappes sont des caresses
D'où la monnaie jaillit
En pure pluie d'étincelles
Mutant par la grâce
D'une pandémie royale
J'ai le syndrome pervers
Des pénuries d'atmosphère
12:15 | Lien permanent | Commentaires (0)




