jeudi, 30 septembre 2010
TRANSPIRE EN TRANSPARENCE
Dans le désert des nuits de jade
Nos yeux sont des chevaux d'argent
Qui peignent sur le vent
Des arabesques veloutées
Ceints d'un sourire et d'un mousquet
Nous nous moquons des murs
Et des moulins à prière
Dans de facétieuses sarabandes
Rien que mon reflet
Ne peuple cette lande
Rien que mon secret
N'effleure la lavande
Il pleut des gentianes
Et des torrents illuminés
Dans les graminées sans complexe
De Silver Junction à Tombstone
Le chemin de fer ne s'arrête
Qu'au point où l'eau
Dévergonde les portes oubliées
Au bénéfice des clefs
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LES ASSASSINS DU PETIT MATIN
Nous sommes nés de l'électricité
Dans le fracas et la douceur
Du chaos
Enfants de Cairo
Nos armes défient les miroirs
De la balistique
Maîtres chanteurs
Escroquant les opportunités
Nos tambours réveillent le Bronx
Dans la tendresse d'un riot gun
D'un poignard ou d'un kriss
Resplendissant de parfum
14:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN BRIN VIF
Caresser la mer
Forge des formes élégantes
Dans lesquelles les astres
Se mélangent à l'or
Du fleuve onctueux
Dont les pépites d'opale
Brillent par leur absence
Mise en valeur par les mains
Que donnent les yeux
Dans le choeur des mourants
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