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vendredi, 24 décembre 2010

EN SAIGNANT HEMINGWAY

L'histoire retient les poèmes
D'abord ceux de Shams
Ecrits à Tabriz ou ailleurs
On danse sur sa tombe
Quand on sait cueillir
Le napalm à pleines dents
Qu'ils chantent l'amour
La révolte ou la peine
Ils n'ont pas besoin de règles
Pour se reconnaître tel
Que leur son les décline
En overdoses de délire

JOYEUSES FÊTES

Au noir parfum du génocide

Se scalpent d'immortelles fleurs

De champagne avec bulles

Et de littérature silencieuse

 

Pollution des atrocités

Contamination d'endorphines

Les bactéries sauvages dansent

Sur des tombeaux éventrés

 

Et l'égorgé maudit

Ses dents qui remuent en vain

Sur les sons que ses mains amputées

Sculptent dans le sang

L'AMOUR AU RADAR

Quand tombe le soir
Le printemps se lève
Sur l'assise du monde
Et son intime fondement

Le temps se mire
En sa ligne de vie
Illuminant les carrosses
Et leurs attelages

Un tour de périphérique
Et c'est plié
Reste la foudre
Pour arroser le jardin

Born to be wild
Crache la sono
Des boucles d'oreilles en or
Assaisonnent le curare