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samedi, 15 octobre 2011

MANDORLE POLYSYSTEMIQUE

Entre l'arbre et l'arbre
Est-il une branche
Qui distingue la racine
Du fruit gazouillant
Dans l'air ambiant
Des mélodies du silence
Où seules les runes
Parlent aux ruines
Dans le secret de l'isoloir
Les soirs d'élection

SUCK YOU DIGGER

I suck at the moon
Ignoring her shadows
Dancing along the blade
Made by smokes and perfumes

I suck at the sea
Reading each wave
Like a gentle breeze
Nicely painting her nails

So I'm just waiting for
The dug you sucker voice
Telling me the supernova storm
Is exploding in my hand

DECOUVRIR L'ALPHABETISATION

Et brûler d'évanescence
Dans les bras de l'oracle
Qui invente le chemin
Au fur et à mesure
Que se tracent les runes
En cercles concentriques
Autour du balcon souterrain
Sur lequel germent
Les sarments de la respiration
Et leurs fantaisies apocalyptiques

vendredi, 14 octobre 2011

SONG OF THE RUINS

Des ruines naissent les runes
Et leur parfum de napalm
Faites chauffer les bûchers
L'adrénaline s'impatiente
Elle qui les aime bien ardentes
Ces ruines où règne l'excellence

Des runes naissent les stances
Comme la saveur d'un kérosène
Qui plaque sur les icebergs
Un halo de bronzage buriné
Histoire de pimenter la virginité
Et ses vestales allumées

Les stances baisent les ruines
Qui de toutes manières
S'en foutent éperdument
Perdues qu'elles sont
Dans les marées de cyprine
Sous lesquelles le jour se lève

CARBONE INSOMNIAQUE

Et l'on meurt ignorant
De ce qu'on a vécu
Dans le brouillard incontinent
Ou sur un continent sans brouillon

Et l'on meurt insouciant
De ceux qui s'en soucient
Alors que sans souci est la vie
Que la vie elle-même fleurit

Assis sur le fil du rasoir d'Ockham
Sans nécessité prégnante
Rien qu'un sourire amusé
Par les multiples embarquées

jeudi, 13 octobre 2011

UNE TRACE SUR LA MER

Les mots me cherchent

Dans la cour de récré

Des couteaux dans les yeux

La main de Clapton ou de Newman

Pour défigurer les tempos trop sages

En de joyeuses fragrances

Pour amputés du sérieux

Et grandes marionnettes décontractées

 

Les mots me cherchent

Et me cassent la gueule

Sans idée de compréhension

Juste pour le fun

D'une ligne de basse

Ou bien d'un rail de coke

Aussi voluptueux qu'Ariane

Et son sourire à la vie

GEOGRAPHIE TORRIDE

Les platform boots sont l'idéal

Pour qui étudie les hauts-fonds

Où s'élabore le mouvement

Dans l'entrelacs des glycines

Que forgent le courant immobile

Et ses fragrances inédites

 

Une rave au noir

Un solo de guitare incendiaire

L'harmonie est multiple

Pour qui dévoile ses anneaux

Dont la géométrie décuple

Les circonférences et les périmètres

 

Une tranche de mathématiques

Un zeste de biologie

Trois couches de maquillage

Le tout dans l'alambic

Où bouillonnent la gnôle

Et ses ferments galactiques

SANS REFLECTION

Il n'est pas de faiseur de vers
Le souffle seul les forge
Comme à Murano
Ou autres cristalleries
Dans lesquelles le son s'entremêle
Et se marie allègrement
Suivant son bon plaisir
Et les aléas des sillons
Qu'il trace sur la mer
En mandorles concentriques

mercredi, 12 octobre 2011

REACHING THE BOTTOM

Today’s so special
As this only moment
Which stands alone
Among the painting of the lashes

Give me a rainbow
Or an arch
In marble or in wood

Now try the first step
Climb down the escalator
Or the ladder in your eyes

Move back and talk
About so many everydays
Coming from this one point
Where time is still unknown

EMPALEE DE L'INTERIEUR

Les bouches d'incendie crachent
Le sang ou la pluie
C'est selon
Comme le feu qui se transmute
En eau minerale
Ou en vent de pétales
Dont l'ammoniaque effeuille
Les langages tragiques
Pour n'en garder que la saveur
D'épuration et de génocide