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lundi, 24 octobre 2005

EGAREMENT

Les mots sont ceux qui nous égarent

Qui nous font errer de gare en gare

A espérer un train qui ne viendra jamais

En oubliant combien nous sommes parfaits

 

Perdus dans des fantasmes virtuels

Nous en oublions d'apprécier le Réel

Rien n'est acquis, tout est donné

Et nous sommes incapables de remercier

 

Au lieu de contempler cette chance

Nous amplifions ce désir intense

Qui nous ronge jusqu'à la souffrance

Qui existe grâce à notre inconscience

 

Si les hommes n'ont pas accès au langage

C'est que personne n'a fait leur apprentissage

Bien des mères et des femmes auraient pu

Est-ce vraiment le hasard si elles n'ont pas voulu

 

Regardez-vous droit dans les yeux

Personne ici n'est malheureux

Seule votre tête croit le contraire

C'est la raison de ces espoirs éphèmères

 

Apprenez donc à apprécier le présent

C'est la seule manière d'être Vivant

Ni le passé ni le futur n'existent réellement

Seul le présent peut amener le contentement 

 

AVENTURIERS

Il en va ainsi de ces glorieux aventuriers

Dont la volonté est guidée par le pouvoir et la vanité

Dévorés jusqu'au sang par l'arrogance et la cupidité

Dans un combat qu'ils ne pourront jamais gagner

 

Ils sont des milliards sur cette terre

A vouloir régner sur ce misérable enfer

Sorti de leur imagination fièvreuse

Sans considération de cette Vie précieuse

 

Tendus par l'apreté de leurs désirs

Dans leurs yeux on voit bien luire

La flamme obscure de leur avidité

L'éclat jauni de leur envie de posséder

 

Pendant dix mille ans ils useront

En vain leur détermination

La victoire est dans l'abdication

Aucune autre espèce de solution 

MASCARADE

Tant que tu croiras être l'acteur

De cette existence de labeur

Chaque jour qui passera aura cette saveur

Quelles qu'en soient son apparence ou son odeur

 

Comme tu te prêtes à cette mascarade

Tu restes sous le charme de la désirade

Rongée lentement de l'intérieur par ces images

Sans te rendre compte qu'il s'agit d'un mirage

 

Bercée par l'écume du reflux

Tu t'immerges dans le superflu

Combien de personnages incarnés

As-tu déjà bien pu inventer

 

La Vie t'offre un spectacle de qualité

Contente toi d'en profiter

N'espère pas pouvoir maîtriser

Ce qui pourrait être un ballet 

CONSTELLATIONS ONIRIQUES

Si peu de mirages? Que te faut-il

Tout ce qui t'entoure et qui rutile

N'est qu'une constellation d'idoles

Auxquelles tu verses ton obole

 

Qu'on les appelle choses ou bien valeurs

Sentiments, relations ou humeurs

Tout ce monde dont tu es l'inventeur

Fonctionne comme une immense rumeur

 

Ces ondes dont tu crois être le créateur

Font de toi un joli danseur

Mais qui dans l'ombre tire les ficelles

De ce petit paradis artificiel

 

Que d'absence de réponse à ces questions

De ton sort point n'ironisons

Sommes simplement béats d'admiration

Devant la puissance de l'illusion

 

Une de mes amies a reconnu ton talent

J'aimerais pouvoir en faire autant

Mais la Lumière a déchiré les voiles

M'empêchant ainsi de t'offrir ce régal 

AMUSANTE OPINION

Ici n'existe aucun ennui

C'est pourquoi je souris

C'est le privilège de l'enfant

Devant ces mots distrayants

 

Qui crée le monde extérieur

A-t-il une réalité en dehors de l'auteur

Personne n'effectue ces actions

Tes actes sont uniquement des réactions

 

Tu te prends pour la colère, tu n'es pas elle

Elle n'est en fait qu'un frisson superficiel

Si tu choisis de t'assimiler à cela

Ceci ne peut être que ton propre choix

 

C'est toute la différence entre être et paraître

Qu'il convient là de reconnaître

Ces émotions fonctionnant en mode automatique

Ne sont que des sensations oniriques