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dimanche, 23 octobre 2005

INJUSTIFIE

Il n'y a pas lieu d'être désabusée

Tout ce qui arrive est mérité

On en oublie même de remercier

Pour tout ce qui a té donné

 

Qui prétend que le temps a une présence

Hormis un ego imbu de sa propre importance

On t'a dit que la Vie était éternelle

Et tu t'occupes de l'existence superficielle

 

Tu n'es pas soumise à la Vie

Tu veux encore posséder

Alors qu'avoir est ton ennemi

Tu continues à espérer

 

On ne peut t'offrir une larme

Tu persistes à t'occuper du vacarme

Apprend donc à écouter le silence

Et détruis toute cette arrogance 

COMME ELLE DIT

Tout repose dans un absolu silence

Comme une merveille d'élégance

L'onde est calme et tranquille

Au milieu se trouve une île

Pas un souffle pour déranger

L'habitant de ce joli quartier

Le ciel immense est son toit

L'insouciance sereine est sa loi

Du lointain parviennent des murmures

D'improbables récits de mésaventures

Ils passent tels de légers frissons

Puis se perdent au loin vers l'horizon

Ici règne la bienheureuse quiétude

Dans cette merveilleuse solitude

Pas un nuage blanc ne trouble l'azur

C'est ce que disent les écritures

Et si... ?

originally uploaded by *Chris.

CONVENTIONS

La liberté dans un monde d'interdépendances

En voilà un intéressant sujet

Les responsabilités dans un monde d'inconscience

Comment faire pour ne pas tricher

"il revient à ma mémoire

Des souvenir par milliers"

Comment pouvoir croire

Que tout ceci est fabriqué

Comment trouver la réalité

Quand on regarde du mauvais côté

L'écume connait-elle l'océan

La vague est-elle sortie du néant

Rouge est le vin

Mais c'est l'oeil qui crée la couleur

Son arôme est divin

Mais c'est le nez qui crée la senteur

Où est le monde extérieur

A sa place répond la peur

Tout est affaire de conventions

Les ombres aiment bien l'illusion

 
Indiana Café_Paris

originally uploaded by *Chris.

DIVINE OCCITANIE

Combien d'ombres sont passées

Combien d'hommes ont trépassé

Sur ce sentier trop bien pavé

Aux intentions trop mal cernées

Quel voyageur ne sait-il pas

Qu'il n'y a qu'ici-bas

Que s'impriment les pas

Sur le sol du sous-bois

Par bonheur est un autre ailleurs

Le vent en a porté la rumeur

Il appelle ça un monde meilleur

Là où s'éteignent toutes les rumeurs

C'est décidé un beau matin

Ayant éteint tous les chagrins

Il me prendra par la main

Et m'emmènera sur le chemin

Combien de grappes vermeil

Compterons-nous sur la treille

Verrons-nous des abeilles

Voler vers le soleil

N'oublions pas, c'est beaucoup mieux

Que tout ceci est un jeu

Qui étincelle dans nos yeux

Pour le plus grand plaisir des dieux

Ceci n'en est que plus cruel

Ces illusions qui ensorcellent

Le petit peuple des mortels

Qu'on aurait souhaités fidèles

Et quand viendra le jour

Trouverons-nous dans la cour

Vêtus de beaux atours

Ces vaillants troubadours

Shooting my vineyards

originally uploaded by *Chris.

LIBRE ARBITRE?

Cette question, par qui est-elle posée

Qui a eu des épreuves infligées

Qu'est véritablement la réalité

As-tu découvert le non-conditionné

 

Beaucoup de palabres au pied de la colline

Peu de pèlerins motivés qui cheminent

Qu'es-tu prête à vraiment sacrifier

Pour pouvoir prétendre être réalisée

 

L'éveil est une guerre sans pitié

Contre un ennemi très familier

Qu'il faut totalement anéantir

Pour avoir une chance de réussir

 

Qu'es-tu prête à poser sur la balance

De tout ce qui constitue ton existence

Continue donc à faire semblant

C'est beaucoup plus reposant

 

Le prix à payer est une totalité

Qui n'a aucune espèce de réalité

Mais que personne ne veut lâcher

En grande partie par vanité

 

Ce prix est fait de cendres et de fer

C'est à cette condition qu'on sort de l'enfer

Dans ton monde plaisir signifie souffrance

As-tu compris cette évidence