samedi, 05 novembre 2005
LAMENTATIONS INFONDEES
Ce n'est pas la Vie qui est ainsi exprimée
Ce ne sont que les rêves avortés d'un mental décharné
Le temps n'existe que pour les infidèles
Aucune seconde n'est inutile au coeur du ménestrel
Là-bas rien ne finit jamais de resplendir
Tu le saurais si ton mental arrêtait de mentir
Jamais il n'a existé d'autre ailleurs
Que la Présence oubliée au sein de ton coeur
Tu as dépensé ce précieux temps à courir des chimères
Tout cela pour t'apercevoir que tout est éphèmère
Ici ne règnera jamais que l'impermanence
A qui tu t'es vendue par ignorance
Sors donc de l'irréalité de ces regrets
Tu es parfaite et je le sais
Commence donc plutôt par nettoyer
Tous ces amas de désirs incarnés
01:15 | Lien permanent | Commentaires (12)
MERVEILLEUSE ENTROPIE
Quelle merveille que cette entropie
Qui régit ainsi le sens de la Vie
Elle déjoue les pronostiqueurs les plus avisés
Personne ne sait jamais de quoi demain sera fait
C'est là tout le charme de cet univers
Qui se donne à qui veut bien lui plaire
Inutile de dresser des barrages contre le vent
Seul importe le fait de resplendir au firmament
Que peut un fétu de paille contre un torrent
L'épouser et le prendre pour Amant
Une plume peut-elle lutter contre l'ouragan
Il est préférable qu'elle se laisse enlacer tendrement
Peu importe où ce chemin te mène
Il ne sert à rien que tu te démènes
Efface les données mémorielles inutiles
Polis ce miroir et fais en sorte qu'il rutile
01:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
TUMULTES
Pourquoi t'en veux-tu ainsi
Le monde est tel que tu le vis
Qui sait pourquoi tu te punis
Quel crime as-tu commis
Reconnais toi tel que tu es
Non pas telle que tu apparais
Regarde attentivement la réalité
Plutôt que de continuer à fantasmer
Colères, névroses, séduction et désir
Ne sont que symboles d'une quête illusoire de plaisir
Tu es enchaînée par ta propre volonté
Il ne tient qu'à toi de t'en libérer
Tu peux toujours reprocher au monde entier
C'est à toi d'exercer tes capacités
Vous êtes des milliards à raler
Ce deviendrait assourdissant si j'écoutais
01:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
TOUR D'AMOUR
Ton tour est déjà là
De fait, il n'y a que toi
Qui ne t'en aperçoit pas
L'Amour règne ici-bas
A moins que tu n'appelles Amour
Ces quelques affects surannés au beaux atours
De femelles se promenant dans la cour
Celles-ci n'ont d'Amour que le discours
Ne pense pas non plus à cette activité
Débridée qu'on pratique plutôt de nuité
Ceci n'est qu'une occupation gymnique
Destinée à récolter un plaisir organique
Si tu crois vraiment à l'Amour
Sache qu'Il règne depuis toujours
Fais le ménage dans ce qui t'entoure
Et Il t'envahira à ton tour
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