Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 06 novembre 2005

CARPE DIEM

Ce monde est merveilleux et tu ne le sais pas
Tu ne vois que la souffrance qui règne ici-bas
Ceci n'est qu'apparences cachant l'éclat
Du diamant réfugié bien au-delà

Si la misère est ton pain quotidien
C'est que tu es sur le mauvais chemin
Dans ce monde, Tout est Un
Le nier n'amène que du chagrin

Il ne sert à rien d'afficher des bons sentiments
Qui ne servent qu'à masquer tes tourments
Découvre vers où se situe la réalité
Pour cela, c'est ton coeur qu'il faut écouter

Ton mental lui est influencé par la peur
C'est pour cela que tu ressens la terreur
Carpe diem est une très jolie devise
Mais n'écoute pas le temps qui te grise

Beaucoup ont indiqué où était la Voie
A toi de savoir où diriger tes pas
Il n'existe qu'une seule réalité pour cette humanité
A toi de rendre ton regard moins grossier

CONSCIENCE

Auschwitz était un épiphénomène
Comparé à cette tragique gangrène
Qui se prépare à l'attention
De ce monde en perdition

Tu te prétends peut-être bouddhiste
Mais le samsara te rend triste
Le sublime et l'infini ne sont pas imaginaires
Ils ne sont réservés qu'aux guerrières

Pas celles qui par l'ego sont asservies
Le samsara est souffrance infinie
De ceci la conscience te délie
Crois-tu que tu l'aies bien compris

Tu préfères te perdre dans des combats hasardeux
Destinés à entretenir cet ego vaniteux
Qui te fait croire que tu es beaucoup mieux
Mais ceci n'est qu'un voeu pieux

Par l'ignorance tu es obnubilée
Par paresse tu choisis d'y rester
Jamais la conscience n'a souffert
C'est vanité que de prétendre le contraire

OUBLI

Tu ne sais pas ce que vivre veut dire
Tu ne connais que désirs et plaisirs
Ces pathologies de primates prétentieux
Gérés par un mental oublieux

Tu ne parles là que de l'existence
Celle-ci n'est constituée que de souffrances
La plupart vivent ces tourments misérables
D'Amour ils sont quasi-incapables

Si tu souhaites connaître la Vie
Va voir des maîtres comme Rumi
Tes vers seront alors resplendissants
Des faveurs accordées par l'Amant

Tu écoutes le bruit des tronçonneuses
Tu appelles cela de la musique savoureuse
Apprend donc à découvrir le silence
Dans lequel repose cette incandescence

LETTRE A L'ADOLESCENTE

Arrête de te prendre la tête avec tes prétentions
Culture ne signifie rien qu'instruction
Cela n'est qu'absence de signification
Autour de toi il n'y a que compromission

"qui suis-je?" est une question merveilleuse
A laquelle on ne fait que des réponses tènèbreuses
Personne n'ose affronter la réalité
Dans ce monde d'ombres désincarnées

Quelle misère que cet occident pathétique
Bercé par l'obscurantisme scientifique
Leurs prétentions autogènes font peine à voir
Ils ont même peur des miroirs

Tu auras le changement climatique
Tu connaîtras les mutations génétiques
La violence sera de plus en plus tragique
Le strass audiovisuel toujours plus hypnotique

Ne crois pas que tu passeras à côté
C'est l'héritage que tes parents t'ont légué
Réfugiés dans leur banlieue sécurisée
Trop occupés à amasser des deniers

Ils sont gentils tous ces privilégiés
Rien n'est de leur responsabilité
Ils n'ont jamais voulu regarder
Ailleurs que vers leur porte-monnaie

Bienvenue dans le monde de l'ultra-violence
Au pays de la totale inconscience
Bienvenue dans l'égotisme et l'indifférence
Un monde de corruption et d'ignorance

Autant regarder cela droit dans les yeux
Plutôt que de te réfugier dans des rêves sirupeux
Apprend aussi que la peur est le premier syndrome féminin
Précédent l'intérêt et de loin