mercredi, 09 novembre 2005
INSURRECTION
Nous avons brûlé les livres
Le jour où nous avons cessé d'être ivres
Nous avons ainsi retrouvé l'allégresse
Et cette vision enchanteresse
Nous avons fait un gigantesque bûcher
Où nous avons entassé leur stupidité
Leurs misérables visions de beauté
Plastique et fade sans vraie réalité
Les flammes ont dévoré leur arrogance
Qui nous enfermaient dans l'inconscience
Nous avons banni à jamais le mot culture
Qui n'est qu'un vernis recouvrant l'ordure
Ne nous ont pas arrêté les spéculateurs
Ceux qui ne respirent que profit et terreur
Nous avons détruit toutes ces erreurs
Qui nous condamnaient à n'être que gladiateurs
Nous avons reconquis notre statut d'immortel
Malgré ceux qui voulaient nous couper les ailes
Nous ne reprendrons jamais le harnais
De l'esclavage, du servage et du fouet
A combien se montent nos bénéfices
A tellement rien que c'en est un délice
Gardez donc vos titres et vos monnaies
Sur lesquels lentement vous pourrissez
Nous somme l'armée des nouveaux-nés
De Lumière et de Silence nous sommes bardés
Aucun de vous n'osera nous affronter
Terrés que vous êtes dans vos clapiers
Vous pouvez faire régner tant qu'il vous plait
Cet ordre et cette sécurité que tant vous chérissez
Jamais vous n'échapperez à cette réalité
Toujours dans la souffrance vous resterez
Si par hasard ils s'en trouvaient parmi votre escouade
Qui comprennent à quel point vous êtes malades
Il reste de la place sur cette fabuleuse barricade
De laquelle on resplendit sur toutes les esplanades
01:15 | Lien permanent | Commentaires (3)
LA PEUR
Qu'est-ce que la peur sinon un refus
D'accepter telle quelle la réalité nue
Elle est générée par les fausses identifications
Que le mental crée, favorisant l'illusion
L'éliminer consiste à déraciner
La racine à l'origine de toutes les pensées
Implantée dans un sol inapproprié
Elle a fait germer toute cette vanité
Comment peut-on connaître les limites de l'infini
A cette question, sans y penser, je souris
Qui peut bien vouloir poser des barrières
A cette joie sans frontières
01:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
ERRANCES
Un cavalier mystérieux ou un jaillissement du néant
Peu importe les mots qui qualifient cet élément
Tous les mystiques sont arrivés au même endroit
Sans s'être concertés et en toute bonne foi
Qu'on refuse l'éternité en partage
Pour se concentrer sur les vagabondages
Comment qualifier tous ces outrages
Comment ne pas pleurer devant ces commérages
Qu'il est difficile d'inscrire ces mots dans l'ombre
D'un maître comme Rumi qui de la pénombre
Tire ces phrases pour enchanter le monde
Et illuminer chacune de nos secondes
Qu'une nuée de cristal soit notre demeure
Qu'en un temple de peau on trouve notre Seigneur
Que cette unique perle brillante en soit l'honneur
Que faisons-nous pour mériter Ses faveurs
01:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN CRI
Pour qui le Souffle devient-il cri
Serait-ce pour une oreille aguerrie
Ou serait-ce plutôt un signe d'oubli
Dans nos pensées de l'avoir omis
Que faisons-nous de ce trésor
Nous parlons brutalement et fort
En oubliant que le silence est d'or
Et que nous ne sommes qu'un seul corps
Pourquoi ce cri ne devient-il pas murmure
Recherchant en son sein l'ouverture
Pourquoi enfle-t-il dans la démesure
Quand il ne tombe pas dans l'ordure
Serons-nous un jour autre chose que des enfants
Incapables de regarder ce pur néant
Serons-nous aptes à rejoindre ce firmament
Là où n'existe qu'un seul Amant
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