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vendredi, 11 novembre 2005

PARFUM DE LUMIERE

Le parfum de la lumière porte en lui
Un goût de calme et d’infini
Nulle autre fragrance ne lui nuit
Il n’est que silence et harmonie

Pas un cil ne tressaille
Quand il caresse le poitrail
Régnant en maître chez l’homme éveillé
Qui en exhale la senteur épicée

Aucun arôme ne se considère comme son rival
Pas un ne peut lutter à armes égales
En lui existent tous les amours
De l’éternité à nos jours

Toutes les courtisanes aimeraient s’en emparer
Seuls les cœurs purs peuvent s’en parer
Aucune prostituée de ce monde grossier
Ne peut se permettre de le revendiquer

Il ne s’attache qu’à l’innocence
La pureté est son ultime élégance
Son style est proche de l’insouciance
Son aura dépasse l’incandescence

SOUSTRACTION

Tu oublies beaucoup de paramètres ici
Déjà, l'existence n'est pas la Vie
Tout dépend de l'identification que tu opères
"Qui suis-je?" est la bonne question identitaire

Si tu vas au bout de cette question
Tous les problèmes trouveront leur solution
Plus jamais il n'y aura d'interrogation
C'est ce qu'on appelle résurrection

Ceci n'est pas un chemin facile
Mais c'est la seule option pour être tranquille
Tous les autres chemins sont emplis de souffrance
Elle est virtuelle mais rendue réelle par ton inconscience

Personne ne t'a jamais trahie
Mais toi tu veux croire que si
Si tu n'avais pas fait de projections sur autrui
Jamais ces faits ne se seraient produits

Tu as imaginé l'autre tel qu'il n'était pas
Le résultat est toujours le même à chaque fois
Dans l'au-delà intérieur de cette enveloppe de chair
Tu trouveras probablement ce que tu espères

A toi de plonger dans cet univers
Personne d'autre ne peut le faire
C'est là que se trouve la Paix
La Lumière est toujours allumée

REFLETS

Les hommes se croient beaux, dis-tu
Ils ne regardent que leurs reflets tordus
Dès que l’un d’entre eux se tient droit
Il a le choix entre le bûcher ou la croix

Mais ils travaillent leur apparence
Ils la lustrent pour lui donner de la prestance
Ce masque et ce rictus ne mentent pas
A celui qui a le regard droit

Les Arabes ont un proverbe important
« rien n’est invisible au cœur du croyant »
ce cœur est sans pitié pour les façades
et ne s’arrête pas à l’esplanade

le mépris n’est révélateur
que de son utilisateur
dans l’œil qui sait brille une lueur
qui démasque tous les faux-monnayeurs

AUJOURD'HUI COMME HIER

La société, c'est l'égyptienne
Par la laisse elle te mène
Elle est par nature immorale
Ce n'est qu'une machine infernale

Mais elle n'est pas responsable
Des tracas qui t'accablent
Le seul coupable s'appelle ego
Une ombre virtuelle au profil pas très beau

Tu l'a laissé se développer
Au fur et à mesure des années
Tu l'as choyé, bichonné, admiré
Alors que ce n'est qu'un concept surfait

Il t'a construit une collection d'étiquettes
Que tu prends pour une identité complête
Rien de tout cela n'est la réalité
Le croire, c'est baigner dans l'obscurité

Si tu veux savoir ce qu'est la Vie
L'ego doit être en grande partie anéanti
Ceci n'a rien d'une plaisanterie
Il convient que la décision soit mûrement réfléchie

Si les conventions sociales te vont bien
Si tous les mensonges quotidiens
N'altèrent en rien ton côté serein
Reste campé sur cet étroit chemin

Ici rgne l'harmonie du Néant
Pour y accéder, que du tourment
La faute à ces années d'inattention
Passées à développer de la compromission