mercredi, 23 novembre 2005
QUEL PARDON?
Pourquoi l’Amour devrait-il pardonner
Aucune erreur ne peut jamais l’effleurer
On appelle Amour tout et rien
On se demande si on sait bien
Ce que peut être ce sentiment
Auquel on aspire si souvent
Le seul indice dont on dispose
C’est le ressenti de ce genre de chose
Comme tu n’investigues pas profond
Ce qui remonte te semble bon
Pourtant quelle erreur tu fais là
D’appeler Amour ce que tu vois
Si tu savais de quoi tu parles
Tu n’emploierais jamais le mode oral
Mais tu préfères te contenter
De quelques affects à bon marché
Le monde est si déraisonnable
Pourquoi t’assois-tu à sa table
Rien n’est plus beau que de vivre l’Amour
Surtout qu’il rime avec toujours
Arrête de consulter le lointain
Par là n’existe aucun chemin
Examine plutôt en ton sein
Ce qui est et ne demande rien
Identifie avec clarté
Ce mot d’Amour dont tu as qualifié
Certains de ces succédanés
L’Amour n’a pas besoin d’altérité
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ARROGANCE
C'est d'une arrogance rare que de critiquer
Ainsi l'ouvrage de la nature et son métier
Quelles sont les capacité spéciales
Qui t'autorisent à donner un avis si partial
Tu ne vois que les formes grossières
Dans ce regard aucun brin de lumière
Tout ce que tu prétends être n'est qu'apparences
Que doit on admirer en de telles circonstances
Qu'es-tu capable de créer, toi
Qui mérite un regard ici-bas
Ton corps fonctionne en automatique
Ta pensée ininterrompue n'est que synthétique
Tes émotions ne sont que réactions
Chimiques et électriques, aucun frisson
Crée donc de l'Amour sur cette page
Que l'on constate que tu n'es pas qu'un mirage
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PROXIMITE
Elle est toujours auprès de toi
Il te suffit de tendre le bras
Te laisser envahir par sa douceur
Pour ressentir cette immense chaleur
Abandonne toi à son courant
Et elle t'emportera au firmament
Que celui-ci soit un brasier ou un bûcher
N'a d'importance que pour les égarés
Nulle part ailleurs qu'en son sein
Ne s'éteignent tous les chagrins
Il n'y a qu'à faire de suite cesser
Ce caquetage cérébral qui crée l'obscurité
Quand la main du Souffle te caresse
Que sans les sens tu n'es déjà plus qu'ivresse
Que de toi ne s'élève qu'allégresse
C'est là le secret de l'éternelle jeunesse
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