jeudi, 24 novembre 2005
HARMONIE DES PROFONDEURS
Quand tu es en harmonie au plus profond
Tu ne souhaites à personne rien de bon
Car l'harmonie te révèle en fait l'Essence
Et tu en oublies alors jusqu'aux apparences
A te croire encore une personne
Tu imagines que quelque chose résonne
Alors qu'à ton cri aucun écho ne répondra
Le jour où tu verras clair en toi
Ce jour-là tu ne crieras d'ailleurs pas
Dans l'extase tu exprimeras ta joie
Aucune parole ne sortira de cette béatitude
Tu comprendras ce qu'est l'infinie solitude
Le silence exprime à tes oreilles endormies
Toutes les vérités et ce qu'il en dit
N'incite pas à pleurer inutilement
Ni à se lamenter gratuitement
Tant que tu verras la souffrance exister
Il n'existera en toi aucune liberté
La souffrance est une création du mental
Le fait qu'elle soit là n'est que normal
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TRACE D'INSTANT
Ce n'est pas parce que tu as perdu la trace de cet instant
Qu'il faut considérer qu'il n'existe plus à présent
Quelques épiphénomènes anecdotiques de temps en temps
Réaniment une vérité que les ombres fuient le plus souvent
Cet instant est l'ultime instant
Le seul qui soit réellement présent
Quelques effluves le font ressentir
Par périodes à ces fous éperdus de devenir
Il est ta seule et unique réalité
Il équivaut à une entière éternité
Quand par ta pensée tu n'es plus aliéné
Il t'est possible de t'y réimmerger
Mais tu préfères laisser le champ
Libre à cet autisme permanent
Que tu supposes émaner de ta personne
Alors qu'il s'agit d'une mécanique monotone
D'analyse futile en analyse vaporeuse
Tu alimentes cette pensée creuse
Qui jamais ne crée rien dans ton jardin
Qu'un écran de fumée dissimulant tes chagrins
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TOUS LES COEURS
Que tu le veuilles ou non, tous les coeurs sont liés
Et tous ne peuvent être autres qu'enlacés
Aucun d'entre eux n'est ni ballotté ni chahuté
Ils reposent tous dans un même lit de sérénité
Mais la farouche envie de posséder
Qui émane de ton mental assoiffé
Te fais te sentir frustrée ou éplorée
Au gré des interprétations faussées
Ce n'est jamais le coeur qui ressent
Ces impressions qui animent les déments
C'est le poison injecté dedans
Par ton ennemi intime et infamant
Déblaie donc tous ces décombres
Qui dans ton coeur encombrent
Et la vision surgira d'elle-même
Elucidant tous ces curieux phénomènes
Si tu sais te donner sans avoir peur
Tu n'auras pas trop de peine et d'ardeur
Ceci n'est pas chose aisée pour une femme
Tellement la peur est un élément viscéral
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DESTINEES
L'univers évolue sans cesse
Avec grâce et sveltesse
La danse et son mouvement orchestrent
Cette profusion d'ellipses enchanteresses
L'humain cette créature dite évoluée
Dévoré par son ego, essaie de contrarier
La geste de cet univers pour s'en approprier
Sans même se rendre compte qu'il n'est qu'à peine ébauché
Alors il accumule toute cette verroterie inutile
Quand matériellement repu de choses qui rutilent
Il tente en vain de se faire un lifting honorable
Il est déjà trop tard, l'existence se fait implacable
Point de doute pour connaître l'emplacement de l'enfer
Regardez donc votre comportement et celui de vos congénères
Quelle est cette folie qui vous dévore l'esprit
Comment se fait-il qu'aussi peu aient compris
Sans changer de place vous pouvez regagner le paradis
S'il n'est pas trop tard dans votre généalogie
Quand vous cesserez de vous battre pour ces profits dérisoires
Peut-être la Vie se montrera-t-elle à vous autre qu'illusoire
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