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samedi, 26 novembre 2005

LES YEUX

Les yeux sont les fenêtres de l'âme nue
Seule la brume du désir les obstruent
Quand elle est dissipée par la clarté
La Lumière se met alors à rayonner

C'est à cela qu'on reconnaît le coeur
Du croyant irradiant la pure lueur
Plus les yeux sont teintés de Lumière
Moins l'obscurité se montre altière

Sous ce regard à l'éclat merveilleux
Ne résiste aucun aspect ténébreux
Tout est vu dans son aspect réel
La substance ainsi que le superficiel

Viens regarder dans mes yeux et tu verras
Dans ce miroir quel est ton éclat
Comment en te débarrassant de ces oripeaux de chair
Tu pourras rayonner à ton tour la Lumière

DES CHEMINS

Le chemin de la Vie se tient immobile
A l'endroit où le message se rend utile
Balisé de Lumière il éclaire le monde
Pour aider à sortir de la pénombre

Le chemin de l'existence est tortueux
La souffrance en est son jus vertueux
Le plaisir est la broche qui fait rôtir
Tous ceux qui sont asservis au désir

Le chemin de la Vie n'attend que le bon vouloir
Des guerrières courageuses et de leur miroir
Quand elles le tourneront vers l'intérieur
Elles se laisseront consumées par sa chaleur

Une fois l'écorce pelée, enfin aux yeux apparait
Ce qui de tous les prophètes a été le secret
Sortir de la boue est un immense privilège
Comme quand le printemps jaillit de la neige

PENSEES ET MOTS

Tous ces mots qui forment une farandole de sons
Qui dans ta tête sont pareils au bruit du canon
Ce qui te rend sourde à la subtile chanson
De la Vie que tu oublies comme par omission

Tous ces mots qui assassinent le ressenti
En créant une impression fugace qui s'évanouit
Dans la seconde qui suit leur apparition
L'impermanence érigée en forme de religion

Tous ces mots ne sont que d'infimes traces ténues
Qui ne parlent que de l'existence creuse et nue
Où se cache dans ce décor l'Absolu virginal
Dont la magnificence et la splendeur n'ont pas d'égale

Où sont les hymnes du silence ruisselant d'abondance
Où sont passés tous les instants qui dans ces mots brillent par leur absence
Où sont-ils, ces moments passés à la trappe par la mémoire
Dix milliards de mots ne seront jamais que concepts sans histoire

Les mots sont les formes grossières des pensées
Celles-là même qui t'empêchent de te révéler Vivante
La pensée ne sera jamais que le monde de l'abstraction
Hors de celle-ci et seulement là, on trouve la réalité et la vision

Plus intense que la chaleur de dix mille soleils
Plus Vivante que tout ce que l'univers produit de merveilles
Aucun terme ne sera jamais assez beau pour exprimer
Ce qu'apporte le ressenti de la contemplation de la réalité

Et tout cela dans un pur silence...