samedi, 26 novembre 2005
LES YEUX
Les yeux sont les fenêtres de l'âme nue
Seule la brume du désir les obstruent
Quand elle est dissipée par la clarté
La Lumière se met alors à rayonner
C'est à cela qu'on reconnaît le coeur
Du croyant irradiant la pure lueur
Plus les yeux sont teintés de Lumière
Moins l'obscurité se montre altière
Sous ce regard à l'éclat merveilleux
Ne résiste aucun aspect ténébreux
Tout est vu dans son aspect réel
La substance ainsi que le superficiel
Viens regarder dans mes yeux et tu verras
Dans ce miroir quel est ton éclat
Comment en te débarrassant de ces oripeaux de chair
Tu pourras rayonner à ton tour la Lumière
21:49 | Lien permanent | Commentaires (1)
DES CHEMINS
Le chemin de la Vie se tient immobile
A l'endroit où le message se rend utile
Balisé de Lumière il éclaire le monde
Pour aider à sortir de la pénombre
Le chemin de l'existence est tortueux
La souffrance en est son jus vertueux
Le plaisir est la broche qui fait rôtir
Tous ceux qui sont asservis au désir
Le chemin de la Vie n'attend que le bon vouloir
Des guerrières courageuses et de leur miroir
Quand elles le tourneront vers l'intérieur
Elles se laisseront consumées par sa chaleur
Une fois l'écorce pelée, enfin aux yeux apparait
Ce qui de tous les prophètes a été le secret
Sortir de la boue est un immense privilège
Comme quand le printemps jaillit de la neige
19:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
PENSEES ET MOTS
Tous ces mots qui forment une farandole de sons
Qui dans ta tête sont pareils au bruit du canon
Ce qui te rend sourde à la subtile chanson
De la Vie que tu oublies comme par omission
Tous ces mots qui assassinent le ressenti
En créant une impression fugace qui s'évanouit
Dans la seconde qui suit leur apparition
L'impermanence érigée en forme de religion
Tous ces mots ne sont que d'infimes traces ténues
Qui ne parlent que de l'existence creuse et nue
Où se cache dans ce décor l'Absolu virginal
Dont la magnificence et la splendeur n'ont pas d'égale
Où sont les hymnes du silence ruisselant d'abondance
Où sont passés tous les instants qui dans ces mots brillent par leur absence
Où sont-ils, ces moments passés à la trappe par la mémoire
Dix milliards de mots ne seront jamais que concepts sans histoire
Les mots sont les formes grossières des pensées
Celles-là même qui t'empêchent de te révéler Vivante
La pensée ne sera jamais que le monde de l'abstraction
Hors de celle-ci et seulement là, on trouve la réalité et la vision
Plus intense que la chaleur de dix mille soleils
Plus Vivante que tout ce que l'univers produit de merveilles
Aucun terme ne sera jamais assez beau pour exprimer
Ce qu'apporte le ressenti de la contemplation de la réalité
Et tout cela dans un pur silence...
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