dimanche, 27 novembre 2005
LA VUE
L'invisible est disponible pour qui sait voir
Et ne pas se contenter d'une histoire
La vue commence là où il n'y a rien à voir
C'est le moment où s'évapore l'illusoire
A quoi pourrait bien servir la vue
Si c'était pour contempler l'horreur nue
Toutes les dégradations et compromissions
Qui constituent l'ordinaire de la vision
La vue ne sert qu'à admirer le Bien Aimé
Et les largesses qu'Il nous a apportées
Une existence entière ne suffirait pas à cela
Tellement ces présents nous comblent de joie
C'est à se demander pourquoi les éphémères
En sont encore à s'occuper et à vouloir faire
Alors que l'énergie se déploie sans leur concours
Pourquoi ne se contentent-ils pas de l'Amour
17:55 | Lien permanent | Commentaires (5)
TOMBEAU
Il a raison ce persan quand il dit
Que le tombeau est dans ce coeur flétri
Dont le mental a phagocyté les qualités
Pour lui offrir un esclavage sans pitié
Tu noteras, cher ami, que ceci est répété
A l'humanité depuis que ce monde est né
Comment alors pouvoir se lamenter
Sur le sort de ces ombres trop cérébrées
Quand la grâce t'est offerte généreusement
Et que tu lui tournes le dos dédaigneusement
Pour aller jouer dans ces marigots d'eau croupie
Où tu perdras ta joie pour de sombres envies
Où tu t'imagineras des possessions illusoires
En oubliant ainsi ta propre gloire
Non, aucune lamentation ou plainte n'est justifiée
La souffrance n'existe que pour celui qui la crée
16:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'AUBE DE LA TRANQUILLITE
L'état naturel est pure sérénité inconditionnée
Quel que soit le bruit qui lui est ajouté
Les nuisances sonores ne sauraient l'empêcher
De s'exercer, seul compte pour soi le désir de paix
Que la forme se perde dans le labyrinthe infernal
De ses vanités et prétentions fades et abyssales
Ne saura jamais atteindre l'océan immaculé
Qui resplendit dans les tréfonds de l'incarné
Quand se lève enfin l'aube de la tranquillité
Rien d'autre n'est important au coeur des bien aimées
Aucun désordre ne saurait venir déranger
Le brasier dans lequel elles se laissent consumer
Que les ombres continuent de s'égorger
Comme elles l'ont fait lors des millénaires passés
Ne leur parait qu'activités vaines et illusoires
Pour des motifs pathétiques et dérisoires
Elles, elles ne sont que les amantes épanouies
De la Vie qui dans leur coeur a jailli et envahi
La moindre cellule de cette atmosphère enivrante
Exhalant des senteurs colorées et irradiantes
15:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
EMBASTILLE
Toute ton existence, tu t'es auto embastillé
La peur seule t'empêche d'assumer ta nature de liberté
Le mental a bridé tes profondes aspirations
La sécurité te fait vivre dans la compromission
Les fragrances mortifères viennent de ton environnement
Dans l'espace, n'est rien d'autre que le rayonnement
La mortification, tu la vis en permanence
Dans ce monde où est absente la Présence
Tu te masques sous des miroirs empoussiérés
D'où ne jaillissent des des éclats mêlés d'impuretés
Un seul pas te suffirait pourtant
Trouveras-tu un jour le temps
Si tu lui en donnes l'occasion
La Vie de toi prendra possession
Pour l'heure, tu campes sur ton rocher
De l'univers tu es totalement séparé
Tu te prêtes aux jeux des ombres éphémères
Qui ressemblent à un pâle nuage de poussière
Tu portes un fardeau qui n'est pas tien
De la Vie, tu n'es pas sur le chemin
14:35 | Lien permanent | Commentaires (0)




