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mercredi, 30 novembre 2005

VOLUPTE DU RESSENTI

Le poids de volupté des mots s'inscrit dans le silence
C'est lui qui crée cette impression de magnificence
Le mot lui-même n'est que représentation grossière
C'est en fait un concept on ne peut plus éphémère

Jamais le mot n'arrivera à remplacer le ressenti
Et celui-ci s'exprime sans qu'un mot soit dit
Ce n'est que récupéré par la pensée maléfique
Qu'il devient alors une abstraction hypnotique

Que le souffle de ce silence t'étreigne et t'embrasse
Comme la caresse qui sitôt ressentie s'éteint sans une trace
Que la main de l'invisible dépose en ton coeur cet écrin de joyau
Orné de toute la splendeur épicée des matins orientaux

Au bout de ce silence merveilleux d'abondance
Quand sans une forme il n'est plus que Présence
Quand tous les sens se sont éteints impuissants
Devant ce paysage de Lumière et d'azur ruisselant

HOMMAGE A UN INVENTEUR

Toi qui est le créateur de cet univers
S'il est tel que tu le décris, c'est clair
A chaque seconde tu réinventes la réalité
Tu n'as donc lieu que d'être comblé

Que tu aies décidé qu'il n'avait aucun sens
C'est ton choix et non une offense
Que tu aies eu envie de mélancolie
C'est ton droit le plus strict, aucun souci

De ce qui te plait tu t'entoures
Chacun bâtit de cette façon sa cour
Ton monde est comme tu le vois
C'est normal, tu en es le roi

O César de ces milles merveilles
Ton talent de créateur nous émerveille
Toute ta vie n'est qu'une série de chefs d'oeuvre
Comment ne pas admirer un tel maître d'oeuvre

UN AVANT-GOUT DE PERFECTION

Qu'on ne sache pas voir quelle perfection
Contient chaque forme humaine pose question
A propos du niveau supposé d'évolution
De l'individu dont émane cette proposition

Car à se prendre pour cette enveloppe de chair
Promise à une putréfaction dans la terre
A se croire l'auteur de ces pensées mécaniques
Régies par un processus quasi automatique

On ne se considère donc réellement pas
Autre qu'un robot organique et non Vivant
La Nature a bien fait son travail mais
Les utilisateurs sont-ils bien informés

Chacun crée le monde qui lui plait
Ceci est la seule et unique réalité
Encore faut-il vouloir travailler
Et abandonner ces guerres vaines et répétées

RAFFINAGE

Les évidences te caressent sans cesse
Il suffit que les sens tu redresses
Quand dans la plénitude tu deviens déesse
Et que plus rien ni personne ne t'agresse

Tout est dans le Souffle et tu le sais
Il n'y a que les sens à raffiner
Pour sortir de cette grossièreté
Et rayonner cette enivrante clarté

Que tes doigts effleurent l'infini
Et d'allégresse tu te sens remplie
Ce privilège est offert à toutes
Ne pas croire le mental et ses doutes

Dans le silence resplendissant et lumineux
Il y aura toujours une place pour les amoureux
Pour être au nombre des bien aimées
Il suffit simplement de se donner