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jeudi, 01 décembre 2005

POSITION ESTHETIQUE

Cette position esthétique est une vue spécieuse
Elle ne crée pas la lueur dans cette ambiance ténébreuse
Elle peut favoriser un certain détachement
En aucun cas elle ne permet le déconditionnement

Car il est clair que les yeux créent la couleur
Et que le nez crée effluves, arômes et odeurs
Ce processus est le même pour tous les sens
Ceci implique que de ce monde tu es l'Essence

Ce monde jaillit de toi chaque matin
Dés lors que l'aurore émerge en ton sein
Pour le savoir, il faut subjectiver
Comment sans répondre à "qui suis-je" peux tu objectiver

Et si tu souhaites rester dans l'objectif
Alors objective tout ce qui est actif
Le corps, la pensée, les émotions ne sont
Que pur produit de ta fertile imagination

Qui veut trouver une signification
Uniquement le mental qui est ta prison
Etre ne nécessite aucun signifiant
Il ne réclame que Présence ou Néant

LA MORT DU CORPS

Quel est ce fantasme à propos de la mort
On ne parle ici que de celle du corps
Cette enveloppe promise à la décomposition
Qui à notre nature nullement ne correspond

De là, la peur agite le mental délirant
Qui a construit ce paysage apparent
Quand on se considère égale à cette chair
Il est normal de se croire en enfer

Et là commence le cycle des lamentations
A se croire affligée de toutes ces affections
On finit par se prendre pour la putréfaction
D'autant plus qu'il n'y aura aucune rémission

Quelle idée de s'assimiler à un robot organique
Agrémenté de quelques pensées et émotions mécaniques
Pourquoi refuser de considérer la réalité Vivante
Tout cela pour satisfaire quelque avidité arrogante

REALITE SUPPOSEE

Quelle rigolade ce principe supposé de réalité
Alors même que tu ignores jusqu'à ton identité
Tu te prends pour un mécanisme corps-mental
Agrémenté de quelques émotions non originales

Si tu examines attentivement ces différents faits
Tu t'apercevras que tes théories ne sont pas fondées
Elles ne sont que des conventions générées par la facilité
Et ne valent pas plus que des représentations d'illustré

Tu es incapable de démontrer que ce corps est toi
Ou qu'il t'appartient, ce qui n'est pas le cas
Un processus appelé mental crée des pensées
Que tu ne sais arrêter, c'est automatiquement géré

Un sentiment n'est que l'interprétation d'un ressenti
Et il t'a toujours été impossible d'en avoir produit
Nous avons donc trois processus automatiques
Trois composantes d'un organisme mécanique

Quelle est donc cette histoire de réalité
Dont tu évoques l'existence supposée
Aurais-tu des éléments pour étayer
Ce fantasme que tu viens de conter

LE CULTE DE L'ABSENCE

La spiritualité est une très bonne école
Pour se débarasser des apparences qui collent
A quoi cela sert-il de revêtir d'autres oripeaux
Sinon à se gargariser et à vouloir paraître beau

On est toujours dans ce culte de l'absence
Où donc est passée la Présence
Dans ces revendications d'attributs
Dont la plupart sont indues

Comme beaucoup, tu as oublié
Rien n'est acquis, tout est donné
A quoi bon donc s'attribuer sciemment
Des supposées qualités attribuées par le Néant

Je Suis reste à jamais l'absolue perfection
Où est-Il dans toutes ces prétentions
Sais-tu réellement quel est ton nom
Comme d'autres, l'esclavage est ton patron