dimanche, 25 décembre 2005
LE VIDE OU LA LUXURE
Il t'est souhaité ce moment béni appelé résurrection
L'instant où s'effondrent du mental les constructions
L'heure où la nature épanouie et affranchie de son tyran
Surgit dans le désert d'un éclair étonnamment foudroyant
Seras-tu assez forte pour briser les carcans qui t'enchaînent
Auras-tu les tripes pour semer ces moutons qui t'emmènent
Rimbaud fascine la plupart des générations embourgeoisées
Sans pour autant qu'ils soient nombreux à essayer d'être inspirés
Ici règne la sécurité, c'est à dire que la peur est l'élément dominant
De ce troupeau mollasson qui s'effraie du moindre soupçon de néant
Occupés qu'ils sont à remplir leur gamelle dérisoire et pathétique
Crois-tu être sortie de ces inutiles mouvements hypnotiques
Resplendiras-tu telles les amies fidèles du maître que fut Rumî
T''envoleras-tu à tire d'aile à la recherche d'un autre paradis
Peu de femmes savent réellement chausser les semelles de vent
Et chevaucher telles des guerrières l'immensité du Néant
Quand tu sortiras de tes exercices et de tes volutes bleutées
Que verrons-nous sortir de la torpeur, verrons-nous quelqu'un
Emerger dans l'éther sans plus personne pour prétendre rayonner
Ou t'observerons-nous te lamenter sur tes misérables chagrins
Quelles concessions vas-tu faire à l'existence merveilleuse
Que te propose ta société consumériste et scabreuse
Auras-tu la grandeur d'âme des crucifiés sanguinolents
Qui bordaient la Voie Appienne en d'autres temps
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