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samedi, 24 décembre 2005

SILENCE DE JOIE

Le silence contient tous les sons de l'univers
Une pure merveille d'inoubliable atmosphère
Qu'on le compare donc à ces bruits délétères
Aucun risque pour eux d'entre être trop fier

Comment donc avec tous ces mots grossiers
Pouvoir encenser ce doux silence bien-aimé
Pourtant même au milieu des hurlements
On entendre sourdre son charme rayonnant

Des bruits comme des nuisances sonores
Utiles pour générer d'autres aspects inodores
Des idées qu'on aura oubliées sans même un effort
Sans même avoir besoin de leur donner tort

Passent les vents et les marées humaines
Le silence défie tous les phénomènes
Le clown agite ces cymbales tapageuses
Oubliant d'examiner son âme ténébreuse

Il attire dans ce cirque multicolore et bruyant
D'autre clowns tout aussi bons et rutilants
Qui ont perdu le sens de la saveur de l'éther
Toutes les couleurs aussi proviennent de la Lumière

LE POETE

Le poète est un four à brûler les apparences
Du réel il découvre certaines circonstances
Il n'est de poète que sans amarres
Rayonnant au beau milieu des tintamarres

Le poète n'a pour moteur que l'Essence
Qui en lui dévoile Son excellence
Il n'est que le bras armé du destin
Qu'on appelle sa production art ou baratin

Ne s'attachent à la forme que d'autres formes
Le vide effraie par ses conséquences énormes
Le poète affronte pics et précipices
Avec l'audace et le sang-froid de l'équilibriste

Aucune convention ne résiste à ses oraisons
De feu ou de glace suivant la saison
Sa parole en guise de maléfice
N'outrage que ceux qui se refusent au sacrifice

Qu'il soit grégeois ou sacré, c'est le feu
Qui génère ce parfum de merveilleux
L'enveloppe qui revendique ce talent
N'est poète que dans la misère de l'apparent