dimanche, 01 janvier 2006
DESIR DE POEME
Le poème n'a aucun désir si ce n'est de porter
Une parole au coeur de chaque nouveau-né
Les mots ne sauront jamais remplacer la Parole
Dont la bien-aimée recherche sans répit l'obole
Tous les désirs sont assouvis quand est comprise
La véritable nature de ce qui t'emmène et te grise
Sortir de l'ivresse pour entrer dans l'ivresse
C'est ici que se trouve la véritable richesse
Là où les mots ne sont plus d'aucune utilité
Là où n'existe que pure et sereine tranquillité
L'endroit où le sama mène tes pas aériens et légers
Le lieu sans lieu où repose ton indéniable éternité
Plus besoin de trouver un sens alors qu'il n'en existe aucun
D'eux-mêmes et sans raison s'éteignent tous les chagrins
Ont-ils réellement existé ailleurs que dans ton imagination
Où n'étaient-ils pas plutôt un pur produit de ta déraison
22:50 | Lien permanent | Commentaires (1)
RECTIFICATIF
L'accomplissement de l'Amour ne passe pas
Par les affects bon marché qu'on trouve ici bas
Deux enveloppes inconscientes guidées par l'intérêt
Ne connaîtrons de l'Amour qu'un bien pâle reflet
Quand le poète parle du bien-aimé dans son discours
Ce n'est pas pour galvauder son tendre Amour
Dans des relations empreintes de désir animal
Dans lesquelles n'intervient aucun éclat subliminal
Ceux qui appellent Amour ce genre d'artifices
N'ont jamais connu le merveilleux jardin des délices
Ils surévaluent grandement leur condition éphémère
Alors que leur amour n'est en fait que de la guerre
L'Amour est une brûlure qui te dévorera, ardente
Dans cette transe, tu te consumeras, haletante
Indifférente à toutes les scories perturbantes
Radieuse au beau milieu des vagues déferlantes
19:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 31 décembre 2005
VAGUE A L'AME
Tu es une vague mais tu es aussi l'océan
Chaque vague en son sein contient l'océan
Tu trouveras le calme non pas sur la plage
Mais au plus profond de toi, loin du rivage
Il suffit pour cela de retourner ton regard
De chasser ces illusions de plage qui t'égarent
L'écume n'est qu'un aspect purement superficiel
Seul l'océan peut t'offrir des saveurs éternelles
L'âme sombre des nuits sans lune provient
De l'ignorance qui dans la pénombre t'étreint
Pour s'étendre il faut savoir s'abandonner
Et se laisser par les courants entraîner
Revenir au rivage s'est revenir dans les rets
De l'illusion onirique et de son tragique secret
Laisse le joyeux Néant t'enlacer tendrement
C'est en plongeant qu'on atteint le firmament
12:35 | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 30 décembre 2005
HORS LIMITES
Tout le monde se retrouve à cette barrière
Confronté au vide majestueux et à l'éther
Personne ne franchira cette limite magique
C'est à cet endroit fatal que l'ego abdique
Commence alors le chemin du retour
Dans une longue traversée d'Amour
Constellée de visions imperceptibles
De goût ineffable et d'auditions inaudibles
Un retour vers l'endroit situé ici même
Un adieu aux tourments et problèmes
L'émergence d'un sourire de feu et de candeur
Une lueur de sauvage innocence et de douceur
Quand tout s'éteint dans la caresse d'un souffle ardent
Quand tu n'es plus que braise et brandons rougeoyants
Qu'elle est charmante cette absence de contingences
Une seule préoccupation pour le coeur, la Présence
20:00 | Lien permanent | Commentaires (3)
PETIT BRAS
Tu t'autoproclames sans restrictions
Pourtant tu établis des restrictions
Tu prétends à un statut auquel tu rêves
Mais le samsara t'agite sans trêve
Shiva n'a jamais nul besoin de censurer
Car rien ne porte atteinte à son intégrité
Se défausser sur la Shakti n'est pas glorieux
Même s'il est vrai qu'elle conduit aussi les prétentieux
Feindre de ne pas comprendre de quoi il s'agit
Provoque ici un large sourire épanoui
Comme ces délires immodérés de liberté
Qui des intellectuels forgent la vanité
Rien n'est invisible au coeur du croyant
Qui entre les mots perçoit le joyeux Néant
Fais donc usage de cette discrimination
Pour du miroir extraire une oraison
15:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 28 décembre 2005
REGRETS INJUSTIFIES
L'Amour n'est pas affaire de mendicité
Ceci est exigence due à la possessivité
Rien à voir avec une quelconque réalité
Juste une envie de plus de posséder
La nature de l'Amour n'est pas exclusivité
Elle ne s'exprime que dans le donner
Et ce don ne peut qu'être universel
La sélectivité n'a absolument rien de naturel
L'Amour est l'état d'être originel
Seul le resplendir en est la lueur
Le reste n'est que fantasmes irréels
Tu trouveras l'Amour au fond du coeur
Arrête donc de croire en des chimères
De ton côté fais ce qui est nécessaire
Pour que de toi jaillisse ce feu
Qui illumine grandement les bienheureux
16:46 | Lien permanent | Commentaires (4)
FEU ARDENT
Tel un feu de joie ardent et sauvage, la grâce
Elle dévaste les affects volages, la grâce
Rien ne résiste à son charme dévastateur
Son passage n'est rien d'autre qu'un naufrage, la grâce
Elle resplendit au coeur de l'homme, cristal de joie
L'irradiation d'aucune personne, cristal de joie
L'effet de la nature dans un cri de douceur
Elle n'épargne aucune cellule, cristal de joie
Fin des ténèbres de l'ignorance, renais en Paix
Deuil du malheur de l'inconscience, renais en Paix
Même s'il n'existe plus personne dans ce bonheur
Remercie donc la bienveillance, renais en Paix
La Vie surgit en plein désert, éclair joyeux
Même après les déluges de naguère, éclair joyeux
Ceci est le lot des guerriers contemplateurs
Il est ruiné cet éphémère, éclair joyeux
13:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES LIENS DU SANG
Les liens du sang ne sont que fils académiques
Ils ne symbolisent de l'homme que le biologique
Qu'importe si certains les ont voulus mythiques
Cela n'en est en fait que plus pathétique
Cette attitude ne revient en fait qu'à imposer
Aux autres des obligations non justifiées
Ceci revient surtout à essayer d'éluder
Ses propres obligations en matière d'êtreté
Il est dit dans certain ancien texte que la réelle famille
N'est pas constituée de ces infimes et dérisoires brindilles
Le coeur qui rassemble les amants constitue l'unique lieu
Où s'exprime ce qui à une famille ressemble le mieux
Il ne sert à rien de tenter de vouloir rassembler
L'eau et le feu dans une même étreinte sacrée
Il est toujours très tentant d'essayer d'y arriver
Mais l'échec de la tentative en montre la vanité
Le pire n'advient que pour l'ego qui a oublié
Que la nature n'est qu'entière et pure sérénité
Si il est présumé qu'un pire doit se produire
Il suffit donc de le laisser pleinement agir
Il n'arrive seulement que ce qui doit advenir
Inutile donc de se mortifier pour l'avenir
Personne ne peut se croire en devenir
Seul importe au coeur la clarté du resplendir
04:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 27 décembre 2005
L'ART DE LA GUERRE
Le guerrier est avant tout un moine solitaire
Eperdu de Lumière, il se montre fidèle à l'éther
Les flèches jaillissent de son carquois astral
Et repeignent l'univers de couleurs boréales
Face aux dangers, il ne manifeste aucun dédain
Aucune pitié n'émanera jamais de son sein
La mesure de toute chose s'exprime dans son regard
Qu'enlumine la saveur du vide, présente sans fard
La douceur du satin est son arme favorite
Même s'il ne revendique pas ce talent émérite
Au service il consacre le temps qui lui est alloué
Hors de cela son activité consiste à glorifier
Cuirassé de la douceur abrasive du Néant lumineux
Il a prêté allégeance au monde des bienheureux
Sa parole aiguisée comme une lame de Cordoue
N'a d'autre usage que de mettre les idoles à genoux
Sur son blason resplendissent au firmament
L'infinie Lumière, l'impérieux Silence et le Néant
Parés de mille et un reflets d'éther énamouré
Ses faits ne sont qu'actes de soumission revendiquée
12:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
ADORATION
Je T'adore, Toi l'Amant qui rayonne
Et tout rayonne par moi qui ne suis personne
Partout Tu es vu si beau et si tendre
Tes traces brillent comme les yeux des amantes
Aucune image grossière n'égale Ta splendeur altière
Point n'est besoin d'armes quand Tu me veux tienne
O douceur de ma vie, il n'est point besoin que Tu m'aimes
Je songe au goût de Ta présence, au goût de Ta bienveillance
11:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 26 décembre 2005
PIQUE-NIQUE
C'est l'oeil qui crée la couleur
Le ciel peut-il avoir une saveur
En dehors des sens créateurs
Existe-il réellement un ailleurs
Je suis le monde en création
J'invente le scénario à travers l'action
De la conscience ceci est projection
Aucun risque d'oublier la perfection
La Lumière prend sa source au plus profond
Le film se fait suivant Sa décision
Les acteurs ne suivent que les instructions
Inutile de se faire des illusions
Tout ceci est rempli d'éternelle insouciance
Combien délicate est cette auguste élégance
Retrouvons le chemin perdu de l'innocence
Et les champs joyeux remplis d'abondance
21:41 | Lien permanent | Commentaires (0)




