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mardi, 17 janvier 2006

LE POEME

Du poème, l'important n'est pas la production
Mais plutôt l'effet induit par sa perception
Le fruit ne jaillit que de la compréhension
Ceci n'a rien à voir avec la pauvre raison

Peu importe le sens qu'on veut lui attribuer
Seule compte la lumière donnée à un paysage
Au delà des délires du mental aliéné
Le poème rehausse l'oeil d'un nouvel éclairage

Comme la mélodie se trouve magnifiée
Par le silence dont elle s'est environnée
Le poème ne vaut que par le sens éthéré
Qu'on décrypte au milieu de tous ces mots grossiers

C'est toujours dans les espaces libres que l'abondance
Produit les doux fruits délicieux de la conscience
Dix mille mots qu'on a répétés à l'oreille d'un sourd
Ne vaudront jamais le sens du coeur de l'Amour

BURN

Tel l'amoureux dans l'ivresse, sois
Elégante dans la tendresse, sois
Resplendissante de lueur
Consumée par la candeur, sois

Détachée du monde des sens, brûle
Immobile dans le silence, brûle
Otage du gardien des trésors
Esclave de l'Amour, brûle

Tout brille ici, pas un nuage
L'éther t'inspire, pas un nuage
Prairie d'azur luminescente
Rivage de Paix, pas un nuage

Déraison, aucun besoin de sens
Pamoison, aucun besoin de sens
Enivrée de divine boisson
Rayonnement et absence de sens

Toute direction, pur délice
Plus aucun temps, pur délice
Dans la tourmente et les batailles
Resplendir de tous ces délices