lundi, 16 janvier 2006
MARIER L'EAU ET LE FEU
Marier vraiment l'eau et le feu ne peut se faire
Qu'arrivée au plus profond du désincarné
Quand il n'existe plus rien de cette ancienne chair
Quand tout n'est plus que souffle éloquent de beauté
Les mots du vide souvent outrepassent la pensée
Ils résonnent d'un continent nommé êtreté
Ils sont l'émergence de la conscience endormie
Qu'une brise a fait surgir de l'amie étourdie
Ne pas s'en effrayer si ils exhalent séant
La fragrance émerveillée d'un pur sentiment
Aucune saveur n'égale celle de Leïla l'aimée
Majnun l'a raconté dans toutes les contrées
C'est quand le prince se manifeste en ce bas-monde
Qu'il faut profiter de chacune de ces secondes
Secouer la torpeur qui règne dans le coeur
Laisser grandir la flamme naissante de la lueur
15:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
ELIMINER LE PHENOMENE
Que t'importe la forme de cette pauvre apparence
Ceci n'a absolument aucune importance
Les mots ne sont siens qu'en cette circonstance
Tout cela n'est en fait que le jeu de l'essence
Si l'Amour t'a déçu, c'est qu'il n'en était pas
Tu as qualifié d'Amour une fantaisie noire
Basée sur la propriété de l'illusoire
L'Amour existe sans altérité ici-bas
Pour renaître il ne faut que mourir à soi-même
Eliminer cette image sournoise de l'ego
Sortir des délires créés par le phénomène
Pour resplendir en altitude vers le plus haut
Tu es intoxiqué par les visions létales
Qui te font regarder un monde imaginal
Que tu crois réel et qui est seulement mental
Affine ta vision et surgira l'idéal
Il n'y a aucune lamentation justifiée
Quand on regarde le réel, immense de beauté
Les regrets et autres frustrations ne proviennent
Que du désir de possession, envie malsaine
10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
FEU ET GLACE
Il parle le langage de la divine soie
Son arme préférée quand il part au combat
Des perles de feu jaillissent de sa rouge parole
Et des comètes de glace de ses paraboles
Des ondes de choc martèlent très tendrement
Le phrasé des vibrations de son troublant discours
Les mots portent un surlignage étonnant
Que les oreilles entendent dans un éclat glamour
Quand le verbe est magnifié au-delà du sens
Sa perception éclaire de multiples trésors
C'est du plus profond au-delà- de la jouissance
Que remonte cette cascade devenue pluie d'or
Luxuriante atmosphère qui n'est qu'une abstinence
Au parasitage des mille plaisisrs du grosier
Certains diront hallucination et démence
Ceci fait rire quand on voit leur monde raisonné
Nul endroit où rencontrer autre que tricheurs
Querelleurs et menteurs, guidés par l'inconscient
Enivrés par les sons, par lumières et couleurs
Un monde comme le bac à sable des enfants
Ils osent se prétendre adultes et responsables
Ces dires ne supportent pas un oeil implacable
Autant donc les laisser le déclarer malade
Le fou décrypte trop bien l'envers des façades
Car le temps lui a épargné ses outrages
Dans ses yeux toujours brillera ce paysage
Porté par la lumineuse clarté de l'éther
Son élan immobile traverse tous les enfers
09:31 | Lien permanent | Commentaires (0)




