jeudi, 02 février 2006
L'OEIL DU TIGRE
L'oeil du tigre a ce côté charmeur et chaud
Qui donne à son porteur le regard du héros
Incisif, il dévoile derrière les tentures
Toute manoeuvre étrange ou méchante imposture
L'oeil du tigre irrite ou séduit par sa clarté
Comme un enfant, il est dénué de pitié
Dans son reflet, on aperçoit un autre monde
Qui resplendit au milieu d'un tonnerre qui gronde
Regard luisant de mille éclats d'éther en feu
En pendentif sur une aura d'or amoureux
Vert azur sur bleu de nuit, prisme en forme d'amande
Rayonnant le satin au coeur des sarabandes
20:39 | Lien permanent | Commentaires (1)
COURS, NAGE ET VOLE
Au fond de l'océan reposent les tourments
Ils ne s'évaporent que quand la mer se retire
Avant cela, ils se réveillent au moindre ouragan
Pour inonder ton âme de souffrances et plaisirs
Cours, nage et vole
Tu ne peux leur échapper
Admire tes idoles
Par elles tu es enchaînée
Ballet de crustacés mentaux ensorcelants
Enserrant dans leurs pinces le divin coeur amant
Pas d'anémone ou d'étoile dans ces eaux troubles
Fantasmes en tout genre ne valant pas un seul rouble
Cours, nage et vole
Crois-tu pouvoir t'évader
Au-delà des symboles
Où donc est la liberté
Si le sel ravive tes plaies, il t'aidera
A voir que la beauté ne provient que de toi
La mort n'a jamais concerné que l'éphémère
Pour être, il suffit de faire refluer la mer
Cours, nage et vole
Bienvenue en terre de réalité
Pour les mendiants, pas d'oboles
A chacun son éternité
15:05 | Lien permanent | Commentaires (3)
BANG BANG, CULTURE MORTE
Qu'allons-nous transmettre à nos enfants démunis
La même chose que tous les parents ont transmis
C'est aveuglement que de voir dans le détruit
Autre que l'image d'un passé déconfit
Tu as rêvé d'une humanité généreuse
Elle l'est quand tu élimines les illusions creuses
Ce n'est qu'à ce prix que tu deviendras adulte
En détruisant les idoles à qui tu rends culte
Continue le rêve et ce sera barbarie
Tous les instants qui s'écouleront de ta vie
Très bonne idée d'avoir abattu la culture
Ce vernis qui ne faisait que couvrir l'ordure
Cent vingt pages sur une guerre nommée féminisme
Histoire de conter la montée d'un fascisme
Une ode sur le miracle de la laïcité
Ce paravent qui masque la pure avidité
Sors donc de l'ignorance et du grand sommeil
On ne voit luire dans tes yeux nulle merveille
Ce monde est pure perfection sous le soleil
Le miel n'est produit que par les fines abeilles
10:52 | Lien permanent | Commentaires (3)




