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jeudi, 13 avril 2006

L'ETREINTE D'UN BAISER ABSENT

Dans ces embrasements sans lave
Qui brûlent sans une étincelle
Sans que d'un feu on voie l'étrave
S'enflamment les formes réelles

Dans ces baisers sans nulle étreinte
Dans un seul coeur resplendissant
Quand les ombres se sont éteintes
S'élèvent alors les anciens chants

Dans l'harmonie d'une saveur d'airain
Absente au point d'en devenir légère
Dans le charme infini du clair matin
Les yeux noyés dans l'odeur de la mer

Milliards d'images qui se lèvent et meurent
Sans qu'un seul cil ait balayé la vue
Tout retombe dans ces calme et splendeur
Sans qu'un bruit ne soit jamais apparu

SANS CAPTEUR NI PERCEPTION

Ce que la parole ne permet pas d'exprimer
Ce que la vue ne permet pas de distinguer
Ce que le toucher ne sait pas appréhender
Ce que l'odorat ne sait pas déterminer

Ce que l'ouïe ne permettra jamais d'entendre
Ce que le goût ne permettra jamais de rendre
Ce que la pensée ne saura jamais comprendre
Le coeur saura toujours comment il faut l'attendre

Le coeur n'est pas la pompe vermeille et mécanique
Le coeur est dénué d'émotions névrotiques
Le coeur repose dans une alvéole harmonique
Où ne résonne aucun mouvement hystérique

Mille horizons bordent son berceau de lumière
Où ne se trouve pas une trace d'atmosphère
Creuset d'azur créant l'incendie permanent
Dont la douceur est l'élément le plus ardent

PRISE EN CHARGE

Porté par la Dame, va serein
Où n'est nulle femme, sans chagrin
Sans regret dans ce feu sans flamme
Il n'est plus de blâme, en chemin

Elle te guidera, vers l'aurore
Monde du trépas, des vrais ors
Loin des paillettes et falbalas
Finis les tracas, soleil mort

Suis aveuglément, la confiance
Marche dans le vent, d'espérance
Abandonne-toi à l'amant
Sois dans le Vivant, insouciance

Murmure de tendresse, non fugace
Parfum d'allégresse, très vivace
Pas une vision enchanteresse
Juste un air de liesse, suis la trace