dimanche, 30 mars 2008
QUOTIDIEN SPECTRAL
S'éveiller et sourire
Lentement
Pas d'urgence à le faire disparaître ce sourire
Respirer
Plutôt lentement
Plus la lenteur s'exprime
Plus l'instant est long en bouche
Faire durer le plaisir de l'instant
Se laisser palper par la douceur
Brûler
Doucement
Sur place
La pensée au pied
Assise
Dès qu'elle court
Derrière un papillon
La rappeler
Au pied
Respirer
Doucement
Brûler
Toujours
Sourire et se coucher
Tranquille
19:33 | Lien permanent | Commentaires (2)
CACHEMIRE ECSTASY
Le prix des lilas se retrouve
Sur l'avenue des glycines
Où d'étranges améthystes
Badinent avec les violettes
De la floraison purpurine
Mauve est le temps qui s'ensorcelle
Dans les fleurs de prunus
Pendant que les étoiles safranées
Jonglent avec de violines étoles
Dans les embruns sauvages de la pourpritude
12:15 | Lien permanent | Commentaires (1)
FROM READING
Derrière l'enfant qui lit
Face aux sunlights
Sur la véranda des vacances
La porte de la nuit
Est toujours ouverte
Pour les écritures pourpres
Sourires de satin
Ebauches des fleurs de désert
Feedback de l'ordinaire
A l'irradiation primordiale
10:37 | Lien permanent | Commentaires (2)
BONHEUR MEURTRIER
Le bonheur est dans le pré
Où nous sommes assis
Il rayonne la douceur
Sans se soucier du temps
Qui passe sans s'écouler
Loin des peurs en tous genres
Il écoute le chant de l'eau
Et le ruissellement du vent
Qui danse sous les étoiles
Que parsèment ses yeux
10:30 | Lien permanent | Commentaires (1)
TUER LES THERAPIES
L'intention thérapeutique
N'a aucune légitimité
Dans l'objectivité du poème
Dans sa formulation
Elle est un effluve d'arrogance
Une émanation de pseudo-connaissance
Le poème est un étron merveilleux
Une cascade d'incandescence
Un rafraîchissement instantané
Un baume sur le front du printemps
Une écharde de velours brillant
Sous les écorces liquides du langage
10:21 | Lien permanent | Commentaires (1)
UN BRILLANT PLOUF
La compréhension est une forme
L'avidité du processus mental
Enivré par ses propres excréments
Les peintres de la rusticité
Veulent toujours évoluer
Vers plus de design high tech
Scindant les brins d'herbe en quatre
Ils croient repeindre les pelouses
Et agrandir les champs de la vision
Un solitaire au doigt
L'amateur de friches surréalistes
Contemple les jachères autopropulsées
10:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU PASSAGE DU DOCTRINAIRE
Le doctrinaire ampoulé
Oublie le fil de tungstène
Qui fait luire l'obscurité
Dans le magma insipide du langage
Il présente sa vanité
Son amour de la querelle
Et s'étonne des critiques
Alors que sa seule intention
Est d'entrer en polémique
Un large sourire illumine
Son opéra grandiloquent
Qui s'effiloche dans la nuit
09:33 | Lien permanent | Commentaires (0)




