mardi, 22 avril 2008
REVOLUTION DES TULIPES
Les assassins
Ont l'éviscération facile
Qui remplace l'énucléation
Par l'invention de la lentille
Sans contact
A l'Est d'Aden
Il se trouve toujours
Des cavaliers kirghizes
Pour jouer au bouzkachi
Avec des couilles de mammouth
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DU RHUM A LA MIRABELLE
Dans le désert sans fin
Les Johnnys de toutes les bandes
Dessinent les vagues à l'âme
De leurs gangs lumineux
Sur les autoroutes
De l'information sans frontières
Le feu ronge les mémoires
Et oxyde l'oxygène rouge
Peuplant les irradiations bleues
De formes d'opalescence
Au grain d'iridium
Et aux géométries sveltes
La lumière verte et blanche
Berce les cocons d'arc-en-ciel
Dont les mathématiques succinctes
Evident les théories farfelues
Des sérieux claustrophiles
En mal de crédibilité
Retour tribal vers la saveur
Des massacres en charpie
Des embrassades de harpies
Limousine au poignet
Moleskine de combat
Pour infusion non ignifugée
07:55 | Lien permanent | Commentaires (3)
POLYSYSTEMIQE
Le sens de chaque mot
Dépend toujours de sa direction
Comme la vision circulaire
D'un radar
Sous lequel naissent
Les semences de l'humour
Qui marquent au faire rouge
Les discours des sérieux
La jeunesse du sourire
L'insolence de la vie
07:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN SUR DIX MILLE
Un plus un
Font un château de cartes
Auquel il convient
De ne rien retrancher
Pour que le vent ramène
La pluie à sa source
Comme un as de pique
Sur une main de nain jaune
Quinte royale et flush
Servie d'entrée
06:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
CRY OF WAR
Les mots de la guerre
Sont toujours des néologismes
Aux relents féministes
Semeuses à la grenade offensive
Qui éblouit les tympans
D'un souffle corrodé
Sur l'émail des dents
Passe le machiste à la machette
Celui qui veut voir sourire
Le drap du brasier permanent
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SOIE DE SABLE ET D'EAU
Quand déserts et océans
Ne sont plus revendiqués
Par des drapeaux saugrenus
Se lèvent les voiles de l'aurore
Alizés d'une paternité
Au front nuptial
Sur le velours d'un sourire
Porté par les doigts effrontés
D'une femme au carquois mélodique
Dans les nocturnes du printemps
06:18 | Lien permanent | Commentaires (0)




