Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 23 avril 2008

A L'AIR LIBRE

Le vent va
Lui seul
Mais rien ne bouge
Dans les mouvements
De l'intangible

Le vent va et revient
Dans sa forme de boomerang
Qui ponctue un point d'un sourire
Et la mer d'une virgule
Sous les feux abrasifs

Le vent ne vient jamais
Il fait flotter
La tapisserie du regard
Dans les fluorescences
De l'iridium incendiaire

QUE LE PUBLIC SOIT

Relire pour une audience
Fait partie des rites funéraires
Qu'entretiennent les parcs d'attraction

L'instant est toujours unique
Et le café repassé
Ne procure qu'une volupté moindre

Seul le son
Qui s'exhale langoureusement
Peut rafraîchir le moment
Sans pour cela nécessairement
Qu'il énonce un poème
Dont la matière est avant tout
Un reflet de silence

Dans les combinaisons de couleurs
Les variations chromatiques
Anéantissent les pastels fugaces

Le canon à ultrasons enlumine
D'une aura de défragmentation
Les huiles du carbure d'oxygène

VOIR DANS L'ENCRE

Sans échelle pas de vision
L'empirisme du fragmentaire
Des interprétations sans fondement
Un miroir pour la peur
Et les transferts de couleurs
L'échelle et sa palette monochrome
Apprennent au peintre de l'oreille
La neutralité des mouvements
Et les projections de graffitis
Qui teintent l'opaline du couchant