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jeudi, 01 mai 2008

MOLECULE DE CONTAMINATION

Des forêts galopent
Sur l'autoroute des stratocasters
Portées par des larsens de feu
Elles réverbèrent l'incendie

Sans coutures ni décor
Tout flambe

Et l'ombre des paysages
S'enhardit sur les arpèges
D'une soie carnivore et volage
Aux peintures de polypropylène enthousiaste

Sans artères ni filon
Les banquises pulsent l'or
Dans des rivières sans tamis

Reprenant le riff originel
Les métallos de la douceur
Forgent une délicate maille
De munitions bengalis
Dentelle d'explosifs
Pour caresse irradiante

Missiles balistiques en croisière
Aux armes bandées comme des arcs
Katioushas sylvestres dévergondées
Dans le strass de l'irradiation
D'une armée de douze singes

Dont toujours un survit

Irremediable

CAUSONS COMME UN BRIN

Fête du travail
Aux armes de la vierge de fer
Etymologie des nuances

Faites du travail
Une question de vie ou de mort
Polysémie cathédrale

Le muguet est signe de printemps
Qui torture les évidences
Des brumes de l'été
D'un tatouage indien
Sur les muqueuses de la joie

Mille et une nuits pour réinventer la vie

BOMBER LES MURS

De la cannelle dans les veines
Pour torsader les épluchures
Des pommes d'arrosoir

Du gingembre à la bouche
Etonnant cocktail de crevettes
Qui dilate l'iris des exaltations

Paprika comme pyjama de soie
Pili-pili sous les aisselles
Laisse aller la vaisselle
Les soucoupes servent le café
Dans les soutes d'Alien
Sur le terrain du velours

LE LOUP DES BIERES

Blonde est la source
Où les bières se brassent
Dans des linceuls en goguette
Avec des catafalques enjoués
Comme autant d'ostensoirs
A tatouer sur les fesses
Le code-barre des évasions
Dans lesquelles s'annulent
Les taxes de la perception
Et les emprunts du carnaval

ODORAMA DE LA TELEKINESIE

Du fond de l'océan
S'élèvent les volutes
Des montagnes du sucre
Parsemant de spores de combat
Les rivages délicieux
Des cancrelats au sirop d'érable

Passent les bouteilles de plasma
Comme autant de litres de vodka
Pour laisser respirer l'haleine
Dans les gosiers assoiffés
Des spirales de l'abondance

Les ovaires de la lune jouissent
Dans ce cinéma de santal
Qui transmute l'odorat
Des tambours arabes
Et des téléphones sans fil

PLASTIQUE SISMIQUE

Temps du tatouage en polyester
Sur les nervures des strings
Qui laissent transparaître
Les poils pubiens de la nuit
Sous les vergetures marginales
Marquant la trace des bronzages
Au soleil des brimbelles
Dévorées depuis longtemps
Dans les mangroves acoustiques
Des bordures du pacifique océan

FLUIDE COMME UN ORAGE

Un chant d'orage luit sur la plaine
Pas un ajonc ne tremble
Sous le cil de napalm
Qui caresse le temps
Des brumes jouent aux arabesques
Dans les couloirs de la mort
Au sourire de platine
Pour une voix aux reflets de cristal
Dévalant un ouragan d'arc-en-ciel
Sur des chevaux de feu
Aux robes d'argent
Et à l'haleine virginale