mardi, 17 juin 2008
DENOUEMENT D'EPISSURE
Jardin des espoirs vides
La pluie est de rigueur
Pour qui cherche la saveur
Des pomelos effervescents
Comme un manteau de bruine
Elle se dévoile nue
Dans les courbes de hanches
D'une clarinette étincelante
Jardins des espoirs vides
Pandore a remballé ses boîtes
Et des cordes de chanvre
Tissent des noeuds gordiens
Plus une rue pour tapisser
Les décors de fonte émaillée
Aux sarments d'écume abrasive
Dans la folie des dictionnaires
Jardins des espoirs vides
Le temps accroche son riot-gun
A la portée des crémaillères
Qui pendent éternelles
La langue rutile synesthésique
Conjuguant des versions paradoxales
A l'intersection des villes parallèles
Aux tempes cristallines
Comme un écho sans fond
08:47 | Lien permanent | Commentaires (2)
CLEF DE GISANT
L'anthropophagie s'amuse
A dévorer des rêves
En guise de flocons d'avoine
Dans un bol de lait glacé
Dont les arômes incandescents
Tatouent de leurs fragrances anémiques
Les soleils de Novembre
Et les filles du muguet
Pour repeupler de génocides
Les forêts vierges de la cendre
06:10 | Lien permanent | Commentaires (2)




