samedi, 27 septembre 2008
BRIGHT AS BLACK
Noir est le Père Noël
Pour les crépuscules bondage
Où le latex régénère
Sous les doigts experts
Des vestales aux seins nus
Dont les chalumeaux dérouillent
Le dévergondage épanoui
D'un clitoris foudroyant
Les étamines farouches
D'un pollen de lumière
22:47 | Lien permanent | Commentaires (3)
PING PONG PUNK
Mon pseud est un scud
Qui percute des pylônes absents
Comme un flipper asthmatique
Tango destroy no futuriste
Overdose d'interlope
Dans les cacochymies d'outrespace
Mon pseud est un skeud
Un pogotage amusé
Les doigts figés sur le clavier
Qui bombarde d'interfaces
Les neurones ensevelis
Dans les mélanomes consanguins
Mon pseud est un supo
Un supposé prétendu
Très détendu par ailleurs
Dans les revers à l'endroit
Qui tricotent et démaillent
Des frangipanes en quinquina
21:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARMEMENT SANS FRET
Il faut toujours du temps
Pour arriver au stade
Des écorchés vifs
La boucane résiste
Au chalumeau
Les tendons du désir renâclent
L'agitation ne s'oxyde
Qu'à grands coups de fouet
Ravivant les sarments oubliés
Ravissant les images elliptiques
Du Purple Haze Boulevard
Remember Watchtower
La poussière coule
En filaments de sable rouge
Certains l'appellent sang
D'autres comptent ses grains
Le miroitement sans fin
De la gabelle
Ailleurs au même endroit
Montent les saveurs d'avalanche
Panzerfaust dans le regard
Mitrailleuses lourdes en pendentif
Missiles de croisière boréale
Pour les transats en solitaire
21:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
SEKISHU RIDE
Pas plus d'un cil
Ne sépare le clin d'oeil
Que la mort adresse
A sa jumelle la vie
Sur la frontière du regard
La buée établit des distinctions
Qui ne sauraient masquer
La vanité du distinguo
Et son absence de fondement
Pur objet d'hallucination
18:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
AGUA DE LA NOCHE
Peindre n'est qu'un langage
Parmi de nombreux autres
Les mots prennent des formes
Des textures voire des couleurs
Des perspectives ou des odeurs
Leur mine inépuisable
Reste toujours une apparence
Sous laquelle l'odorat distingue
Les saveurs de merveilles
Ou la musique de la nuit
18:28 | Lien permanent | Commentaires (1)
DEBORDANT
Sans ciel rien qu'un arbre
Dans lequel le temps nourrit
Les rêves mordorés
Des perles de soleil
Sans soleil autre
Que la lumière du jour
Brillante comme l'oxygène
D'un poème au drap blanc
Avec la mer dans un verre
Avec la soie de l'écume
Une étreinte ouverte
Sur des montées d'avalanche
12:54 | Lien permanent | Commentaires (1)
SITUATIONNISME DE CIRCONSTANCES
Un pont en-deça
Pour aller au-delà
Du pittoresque
Ecrire sous le regard
C'est encore oublier
La voix dans les yeux
Croire à l'honneur
Des futures faillites
Refuser le naufrage
Des chrysalides et des scrupules
Un jardin secret
C'est toujours un banc public
Que la propriété transforme
En barbelés de soie
Rien ne se dégrade
Que les substituts de la poussière
Préambule nécessaire
Au grand nettoyage de printemps
Promo permanente
Sur les boulevards de la muette
Au temps de la bourlingue
Cheminent les étincelles de marbre
Le long des circonvolutions du rêve
Des critiques non insomniaques
Fleurissent les parvis
De chrysanthèmes amnésiques
Sans savoir lire j'écris
Moi l'analphabète des couloirs
Provisoires de la promiscuité
Là où le temps ne cesse jamais
De défaire les gloires enchâssées
12:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOUVERAINE
Quand revient le temps
Du lilas blanc et des insomnies
L'aigle noir de Göttingen
Lustre les boutons dorés
Des chapeaux bas de la solitude
Qui souhaite un Joyeux Noël
Ce matin-là
A celle qui dit je t'aime
Dans les bras de la pluie
A Nantes ou à Paris
11:57 | Lien permanent | Commentaires (1)
POINT DE SCARIFICATION
Terre humaine
Pas une âme qui ne vive
Pas un coeur qui ne vibre
Au rythme flamboyant
Des mandolines et du miel
Terre humaine
Là où s'arrête le ciel
Sans rivages et sans lois
Point cardinal
Des fluorescences d'opale
Terre humaine
Au désert sans folklore
A la pointe de flèche acérée
Comme l'arête d'un diamant
De velours
00:54 | Lien permanent | Commentaires (1)
FEU D'AVALANCHE
La douceur comme une avalanche
De décibels à hauteur d'ange
Des étoiles en pagaille
Au milieu du front boréal
Une femme marche
Sur des sabres en fusion
La démarche qui chaloupe
Comme l'ombre d'une super nova
Le sang bout
A l'autre bout du sang
Sans qu'un bout de sens
Ne perce le sang debout
Allumine de casino
Gambling sur des tables de strip
Un as et deux rois
Une dame de coeur
Ravale les façades
Station debout
La guitare à la main
Feulement du tigre
Velours des crocs
Son teint dévoile
Les champs mordorés
Aux iris flamboyants
00:46 | Lien permanent | Commentaires (1)




