dimanche, 12 octobre 2008
REFRAIN PERSAN
Rien de plus ordinaire
Que d'être un homme
Sans métier à tisser
L'ouvrage reste aux tisseuses
Qui font comme à leur habitude
La pluie et le temps
Les anniversaires et les baptêmes
Les communions et les deuils
Rien de plus merveilleux
Que d'être un homme
Sur les paupières du vent
Danse Schéhérazade
23:19 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'AUTRE ET AMONT
Caresse les touches
D'un piano vert et blanc
Sur la nuit des opales
Respire le déconfit
La fluidité de la geste
Des fleurs dans les yeux
Qui illuminent les reflets
Caresse et respire
Le temps des vieillards
De la jouvence étincelle
Respire et caresse
Le moelleux des ascètes
L'ascétisme de la douceur
Comme une étamine affriolante
Qui gante ses mains
D'un tulle de merveilles
Et bande ses yeux
Dans un taffetas d'étoiles
15:44 | Lien permanent | Commentaires (0)
TRINQUETINE
A la santé de l'assassin
Aux fines fleurs de rapière
Aux terroristes de l'ultime atome
Aux bons soins des danses d'Arès
Quand les bières coulent
Sur des flots d'émeraudes en fusion
Aux cadavres en puissance
Aux morts en désuétude
A la force de l'habitude
Aux hormones atomiques
Aux cathédrales de colchiques
Au santal et à la myrrhe
Jasmin pour tous
Un enfer de merveilles
Des guitares comme des haches
Larsens de feu
En boucles d'oreille
Anneau de givre
Sur paupières de cristal
Bandana au soleil levant
Kamikaze des jours de baptême
15:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN CERCLE D'ETREINTE
Roundabout
Comme dans les champs
Où la framboise étend ses ailes
Sur des printemps sans histoire
Où les jongleurs encensent
Les fumigènes bactériologiques
Recréant la conquête de l'espace
La seule qui ait jamais
Oublié de compter
Pour conter sans deviser
Les contrefaçons de l'inoubliable
Et les revers sans fortune
15:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU CROISEMENT DES POIGNARDS
Graffitis sur le ciel
Des nuages d'hyperboles
En carafe sans cristal
Du verre pilé
Pour les restes à piller
Des ruines en mouvement
Sur le velours du temps
Rockaway beach
Des fleurs carnivores
Sur les fêlures du santal
La fibre s'éteint
En s'enflammant
Le tissu pleure
Mais les larmes sont vives
Du feu qui glisse sur les joues
Comme une fraîcheur de napalm
Un iceberg de velours
Cimeterre en bandoulière
Yatagan pour le Yucatan
Des trachées jaillit un geyser
De pétales d'ivoire et de sang
15:12 | Lien permanent | Commentaires (0)




