vendredi, 19 septembre 2008
CAVALERIE LEGERE
Bataillon d'assaut
De la légion du vertige
Les aigles sèment des ultrasons
Aux frontières des vallées perdues
Sur les lisières du corail
Dans le cristallin de leurs yeux
Une étrange lueur
Irradie le paisible carnage
En cercles de feu
Sur fond de boréalité
Troupes de choc
Pour combats de velours
Le sourire ravageur
Comme une faux
Qui vendange des arabesques
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jeudi, 18 septembre 2008
CARTOGRAPHIE DES EMBRUNS
Des ponchos supersoniques
Dessinent des zébrures aquatiques
Sur les dentelles de la nuit
Que rayent les traceuses
Et les bombes incendiaires
Des latitudes inconnues
Ténu comme un micron de titane
Un son blanc sourit
A la mixité des cultures
Tel un gyrophare intensiel
Dénué de tout apparat
Hors son rayonnement
Polyphonies des chemins
Succursales du destin
Menus plaisirs du laborantin
Mine d'uranium
Saveur d'harmonium
Au confluent des pandémoniums
11:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 17 septembre 2008
DIDACTILE
Sous la couette
Un coeur d'étoile en écharpe
Flâne le long de la contrescarpe
Parsemant les châles des comètes
De boucles d'oreille
Aux arômes incendiaires
Tels ceux de fruits acides
Dont le sucre se libère
En consumant le cérumen
Qui oblitère les yeux
11:32 | Lien permanent | Commentaires (1)
LIGNES SANS FLOTTAISON
La douleur est un langage
Dans lequel l'humour
Trouve toujours sa place
Pour qui tend l'oreille
Au murmure de velours
Sous lequel rayonne doucement
L'épicentre insouciant
Des névralgies indolores
Indifférent aux propriétaires
Et aux centres sans gravité
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mardi, 16 septembre 2008
LUNCH BOREAL
Surfer sur le vertige
Comme une opiacée sur sa tige
Le talent dans la bouche
Qui raconte par les mains
Le murmure de l'oreille
Surfer du noir sur du rouge
Du blanc sur du noir
Du spectre en couleurs
Sur le velours d'argent
Qui peuple les grands lacs
Sculpter les plaines du vertige
D'où montent les avalanches
Quand la barre est au Nord
Et le solstice permanent
Sur les perles de Stonehenge
23:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
NO SEASONS IN THE SUN
Ou est le fruit
Qui tient la main
D'où viennent les assassins
A la naissance de l'offrande
Les lignes sont effacées
Seuls les sillons de la pluie
Dessinent des spirales rectangulaires
Ou d'autres géométries carnivores
Dans les labos de la réalité intangible
Qui tient la main
D'où vient le fruit
De l'assassin la vie
21:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
TOUJOURS ICI ET LA
Ou s'arrêter
Quand rien ne bouge
Dans l'immobile fraîcheur
Entre deux cils peut-être
Ou au beau milieu
D'un battement de paupières
La transparence ne connaît de la faute
Qu'un sourire aux éclats
De gentiane amusée
Par le sérieux du cinéma
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KUNDALINI RIDE
Mobilier désertique
La soif pour unique rafraîchissement
Une brûlure de douceur
Dans le creux des reins
Fini l'été
L'hiver règne en maître
Au pays des torrents de mercure
Et des sidérurgies lumineuses
Avec du trash ou du diamant
Le parfum s'écrit en saveurs
De cristal ou d'obsidienne
Sur des lignes au spectre éblouissant
Des tornades dans la main
Un ouragan dans l'oeil
Le simoun lutine les bégonias
Dans des marées de lumière
Danse de la sigillée
Sur les marbres brûlants
D'un palais viking
Aux murs transparents
21:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
TORREFACTION D'ECUME
L'ironie d'un soupçon d'élégance
Palpite au coin des lèvres amusées
Par les frissons hors contexte
Que projettent au loin
Les mélancolies savantes
Sous les paupières disparues
La pluie efface les sillons diluviens
Et retrace au scalpel
Les parfums de la parole
Aux yeux clairs
Le sol est climatisé à vif
Par le fouet de la douceur
Et les lanières de velours
De l'asservissement
Fondent en larmes de joie
20:54 | Lien permanent | Commentaires (1)
QUEUE DE POELE
L'esquisse des délices
Tapisse de sévices
Les hélices des narcisses
Les larsens se promènent
Dans les domaines des dolmens
Résidences secondaires de l'Eden
Des clowns hors d'âge
Meublent les naufrages
De carnages d'échafaudages
Et de vagabondage sans étage
15:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
CALME ET TRANQUILLE
Au long des boulevards
Du rêve atomique
Des bouquets de plutonium
Fleurissent en corolles sauvages
Irradiant la sève incendiaire
Dans les tétons durcis
Par les griffes étincelantes
De la tendresse sans pitié
Comme un velours de titane
La tête tranchée d'une étoile
Surgit d'un panier d'orchidées
Constellant les lys des vallées
De souillures magnifiques
Tandis que le son de l'ultrason
Réverbère les arômes de la folie
Autour des cathédrales en ruine
On écorche bien les chevaux
Dans de torrentielles épopées
Où les rebours ne coûtent pas plus
Que le roulement voluptueux
Des tambours-majors
Au moment où la guillotine
S'épanouit dans un frisson
De pure sensualité
15:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN MAX DE MENACE
Le danger est partout
Caressant de ses effluves incendiaires
Les poumons des vents
Le danger est partout
Il se promène en string
Ou en dentelles d'uranium
Dans les stations balnéaires
Où les rentiers espèrent
Passer leur retraite méritée
De charentaises aux oeufs d'or
Le danger est partout
Dans la main qui sourit
Comme dans le regard qui tue
Les lyophillisées du bulbe stellaire
Dans une avalanche à rebours
Sur les hydrofoils de la soie
15:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN RACAILLE DE CANTIQUE
Au pays des fraises Tagada
Les Daltons sont fruits sauvages
Du réglisse étincelant
A la pulpe de velours
Sur fond d'arc-en-ciel
La horde sauvage parcourt
Les lignes de la main
Des allumées girouettes
Sucrant le parfum du vent
D'arômes sanguinaires
Au cabaret cohérent
Un fringant spectateur
S'enthousiasme en souriant
Devant le chapiteau contorsionniste
Des positivistes de l'harmonium
La suite arrive toujours
Au prochain épisode
Dans les mystiques urbaines
Où les milices n'ont pas tué
Les ghettoblasters du temps
09:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 15 septembre 2008
STELE
Aux chemins pleins de terre et d'alcool, filant au gré des cloches qui les assaillent.
A ceux qui sont partis, dans la rumeur qui sourd des pierres creuses de l'absence.
Au charbonnier que l'on ne croisera pas, essorant les grilles du ciel ou le souvenir d'un ange sur les collines.
A ce qui ne varie pas. A la ruine d'un monde semblable aux rues des anciennes cités, sous le soleil.
A l'étranglement qui précède l'enfance, enfin, lorsque la nuit bue aux portes de cristal que garrotte une lumière.
Florent
09:32 | Lien permanent | Commentaires (0)




