vendredi, 02 janvier 2009
BERCEUSE
En profondeur
Sans un mouvement
Juste un doigt de candeur
Plongée de la caresse
Qui soulève un cil
Léger souffle mordoré
Sur la cambrure d'un paysage
Aux ailes éblouies
Par la pluie qui sourit
Aux oiseaux de passage
23:49 | Lien permanent | Commentaires (2)
REFLECTIONS
Un violon pour la baraka
La nitro pour solfège
Le baccarat au casino
Play it again Lucifer Sam
Des joyaux perlent
Sur des lèvres muettes
Incendiant on ne sait quoi
Sur un bûcher de velours
On ne sait où
Mais quelle importance
Puisque le chant vibre
En toute autonomie
23:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
AUTOFRICTION
Danse à toute heure
La salsa des faubourgs
Sans qu'un cil ne move
Sur le macadam chamarré
Des anthracites au teint vert
Danse à toute heure
Sans calendrier en chaleur
Dans la cadence des silences
Fulgurants d'outre-rein
Danse du glandeur
Qui laisse la cavalière
Enluminer l'atmosphère
23:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
A L'INDIENNE
L'empreinte foudroyée
Greffe sur l'exil
Des bourgeons sans complexe
Aux plumes d'évidence
Les yeux peints
Comme pour la guerre
Mais le chant plein
D'ostracismes à l'envers
Sente qui slalome dans les bois
Une odeur tenace de fugue
Parsemant de lapins blancs
Les confins d'univers
23:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
EPSOM
Point cavalier
Qui orne d'argent
Les pouliches de l'Aga Khan
Lors des courses champêtres
Sur lesquels parient
Sans y croire
De curieux spectateurs
A l'oeil qui tourne
En multiplex Dolby Surround
Le film des mémoires à venir
22:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU CONFLUENT DES INFLUENCES
L'encre coule à rebours
Venant de l'embouchure
Des effluents de la mer
Pour rejoindre le trafic
Du fleuve qui remonte
A la source des fictions
Dans des formes semi-gazeuses
Décorées de bulles hallucinogènes
Aux arômes traversiers
D'une flûte d'enchanteur
22:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
CONFIDENCE
Course des spirales
Dans l'enlacement sans fin
Des électrons pourpres
Aux reflets de chêne vert
Tournoi des chevalières nocturnes
Sur le pourtour
D'un doigt de parfum
Glissé dans l'échancrure
D'un pollen aux arômes
Désamorcés par la douceur
21:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARMEES D'UNE LANGUE
La musique est celte
Quand un barde joue de l'épée
Elle est arabe
Quand un derviche danse au cimeterre
Et Jimi la fait électrique
Pour les yeux d'une femme
Que Bob voit en bleu
Et les Canadiens en cannelle
La musique s'envoie en l'air
Sans Union Jack pour soutenir
Son éternel racolage
De combat singulier
21:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
DE L'INFORMATION
La forme sacrée
Du processus de création
Est aussi visible
Que la trace limpide
Du vol de l'oiseau
Sur un fond de ciel vert
Il en va de même
Pour sa forme profane
De laquelle elle ne diffère
En rien si ce n'est
Par le biais de fictives échelles
Créées par interprétations
20:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
TRISKELLINE
Dans le calme
Rien ne se comprend
Tout repose et luit
Comme un écho transparant
L'absence de brume
D'une saveur cristalline
Spiralée de couleurs
A l'émail évanescent
Devant la source impossible
De toutes les signifiances
15:52 | Lien permanent | Commentaires (2)
PARFUM CELTE
Dans la nuit une voix
Comme un filet de soie
Des épées dans les yeux
Des fleurs sur la langue
Une seule voix
Aux reflets merveilleux
Courant de nuage en nuage
Sur des tambours déroutants
Métal ou cuir
Satin ou vermeil
Améthyste ou émeraude
Une voix qui s'habille en plein air
14:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
POINT D'ENCRAGE
L'équilibre ne rompt jamais
Souple comme l'air
Qui observe un geste
Compenser l'autre
Sans que nulle part
Ne varie la densité
De l'oxygène en parole
Qui éclaire sereinement
Les théâtres d'ombres
Où règne la danse immobile
14:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
ECOLE DES FANS
Dans les cours de récréation
D'ignobles scélérats
Jouent aux enfants mal famés
Scalpant des vers
Au cutter ou à la colle
Suivant les modes versatiles
Des coutumes du vent
Qui liquorise les embruns
Dans l'ambre sans air
Dont se parfume la mer
13:16 | Lien permanent | Commentaires (2)
PARVIS
Refuge ouvert
Où chaque instant
Est disponible
A lui-même
Pour laisser s'échapper
Des soupirs étonnants
En forme de chants
Parés de plumes
Aux reflets opalins
De spectres d'harmonie
13:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
MY GENERATION
Toujours jeune est la pythie
Dont les runes et les osselets
Ne connaissent que le neutre
Comme base de dilatation
Jeune comme un tout premier son
Qui ruisselle sur l'arc-en-ciel
En pluie de missiles insouciants
Sur les tropiques sensuels
Jeune comme vingt millénaires
De fêtes aux yeux d'argent
Assise au pied d'un olivier
La douceur en guise de culture
Les cils créent des mouvements
Dans les textes immobiles
Repeignant de leur exaltation
La tranquillité des Bohèmes
09:39 | Lien permanent | Commentaires (0)




