samedi, 03 janvier 2009
THE NO COMMENTO
La poésie est une flagrance
D'inutilité en pleine peau
L'ignorent les censeurs
Habitant des combes d'eau
Où l'éclairage arrive intégral
Mais où les paupières et cils
Continuent d'être animés
De mouvements impromptus
Comme le maniement du ciseau
Pour manifester leur no comprendo
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GLISSER SUR HOLLYWOOD
Le murmure des forêts
Est un écho lointain
Derrière lequel des fanfares
Agitent leurs prothèses
D'enfants surdoués
Pour les tâches ingrates
Alors qu'au même endroit
Mais beaucoup plus près
Se lève le vent qui anime
Les fils de la couturière
Dans sa fabrique de linceuls
Aux patchs non-fumeurs
De limonade oxygénée
21:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
D'ENCLUME EN ENCLUME
Le murmure des forêts
C'est l'air sylvestre
Qui guide la chanson
Depuis son berceau
Inscrit en pétales d'évanescence
Sous les lignes de texte
Ou en lit de mousse
Sous les paroles du chant
Sans alchimie et à l'air libre
Un vibrato de lumière
20:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
STAYIN' ALIVE IN PULP FICTION
La littérature est toujours
Une chose désuète
C'est sa nature même
Qui tente de s'échapper
D'elle-même
Avec plus ou moins de succès
Suivant les filons poétiques
Sur lesquels tombent
Les pêcheurs de corail
De la Mer de Chine
Dont certains rallient
L'étendard du présent
19:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
POUR MIROIR
Pour voir une femme
Rien de tel qu'une caresse
Qui la déshabille lentement
Comme un souffle imperceptible
Traversant des glycines
Dans un murmure de douceur
Et peut-être apparait-il
Au détour d'un chemin
De bruyère ou de sel
L'ombre du vent vert
Qui dissipe les étés flous
Dans la clarté du givre
18:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
DOUX SOUPIR
Le murmure des forêts
C'est un ruisseau
Qui chante d'une voix d'océan
Descendant sur une harpe
Les cascades de Champagne
Qui jonglent sur l'arc-en-ciel
En défrayant les chroniques
Et en affolant les compteurs
Geiger de la vallée des rubis
D'une plume valseuse
18:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
PISTE NOMADE
Un dessin
Comme un langage
Une langue
Brodée sur les signes
Un chant de runes
Sur le désert
Les traces de l'homme
Dont le guerrier attentif
Reconnaît le parfum
Dont son corps est imprégné
18:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
JUGULER L'INFLATION
Il n'existe qu'une question
Pour les champions
Du grand tournoi des miroirs
Où les fées déambulent
En rubans sensuels
Sur des épaules nues
Comme une étole sexy
Une main de velours
Sur une peau de pêche
Qui jouit en souriant
Des dialogues innocents
D'une pluie arc-en-ciel
10:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
SPOTLIGHT SURF
Encore plus loin
Que le temps du poète
N'est aucun bombardement
Encore plus haut
Que le temps du poète
N'est aucune mosquée
Les chevaux à l'alpage
C'est là le seul temps
Que connaissent depuis toujours
La rose et son parfum
10:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
MORTELLE ECHELLE
Il est riche le philosophe
Qui aborde l'existence
En ignorant le tiers inclus
Qu'il méprise
A quoi bon parler
De phénomènes qu'on ignore
En élaborant des hypothèses
Aussi absconses qu'incongrues
L'inespoir n'est pas le contraire
De la philosophie de l'espoir
Et celui qui ne vit pas encore
Comment peut-il parler de la mort
09:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
MALGRE TOUT
A l'heure où le directeur
Se substitue à l'acteur
Le film est sublime
Comme est enthousiasmant
Le livre écrit par le souffle
D'un élégant printemps
Le formidable surgit
De tous les misérables
Malgré les différents chats verts
Qui émulsionnent l'atmosphère
09:20 | Lien permanent | Commentaires (0)




