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jeudi, 15 janvier 2009

NOTHING'S ASKED

Just singing
Make some people see stars
On white pages
Like a kind
Of fabulous exhalation
Nothing more
Than a perfume in the air
Dancing on a gentle breeze
Drawing arabesques of jasmine
On a cinnamon wind

SO SIMPLE

The world is so simple
That only a child can see it
With bright eyes
True words
A sword in the mouth
And open hands on a bow
Living in a village
Where green and silver
Are painting horses
Dolphins or even words

FEMME DU JOUR

Le présent rayonne
Dans des mots incendiaires
Dont le velours est fait
Du sang des filles
Abattues sur la route

Les enfants savent
Eplucher les gueuses
Qu'on jette dans l'océan
Peuplé de merveilles
Au teint pâle de vierge

Sur son livre impeccable
Qu'aucune tache d'encre
Ne morcelle de suie
La femme aux danses implacables
Plante là son sourire
Aux crocs voluptueux

FLY BABY FLY

La femme est un papillon
Androgyne qui aime
Les caresses soyeuses
Dans son vol spiralé
Elle dresse des tornades
De voluptés charmantes
Pour le regard qui délivre
La douceur comme un baume
Rafraîchissant sur ses hanches
Insouciantes et téméraires

LOTUS SEVEN

Un orage sur une route
Un village sur une île
Des numéros jusqu'à plus soif
Le six comme boule noire
Qu'une boule blanche chasse
Croit-il

Une voiture de rêve
Une partie d'échecs
Comme deux épées
Ou une claymore
A double tranchant
Un délice

Des cuivres en ouverture
British style indeed
Big Ben en observation
Nobody's perfect
Sous les signes pittoresques
D'un bonjour chez vous



à Patrick McGoohan

INVERTIR LES POIDS

L'alegria de la collaboration
Réside dans les étoiles
Où l'éveil des bergers
Est une flûte ou un roseau
Dont le corps troué
Coupe et mutile
Les parfums alambiqués
Aucun malheur n'advient
Dans les ruptures ou les plis
Que des feux inincendiaires
Dessinent sur le sable des idées
Que les rêves repeignent
En maudissant le découragement
La peur et le doute
Dont les frêles frissons disparaissent
Sous les biceps que le monde
Entraîne à porter des fardeaux
Aussi légers qu'une plume

DEEP IN DEPTH OUT

Du jaune
Par choix
Que la mémoire cultive
Sans raison
Un décor qui attend
En vain
Un quelconque tréteau
Sans intérêt
Dommage
Le bonjour à Sam

CALLIGRAPHIER LA NUIT

Le pinceau éteint sagement
Les questions inutiles
Dans son tracé serein

La couleur parle d'elle-même
Entre les doigts
Qui suivent son chemin

Elle dessine des parfums
Des arômes de formes
Des populations de saveurs
Troublantes comme un corps de ballet

REGIME SEC

Mariage en blanc
Sous les confettis hallucinogènes
Qui dansent sur des nefs
Dans des églises sans transept
Où le mobilier brûle
Dans des transats d'avenir
Galopant vers nowhere
Au milieu du fracas des parfums
Qui s'ébouillantent de sueur
Dans des salsas non torréfiés

DEPULPER AU SCALPEL

La discrimination à la main
Le Jivaro lambda
Elague les neurones
Récalcitrants à l'idée
De voir fondre le décor
Que tant d'années d'esclavage
Transforment en bourbier d'habitude
Dont les sarbacanes au curare
Emondent la moelle anxiogène
Libérant les parfums irréels

BLUEBERRY SLING

Los Angeles tête en bas
Comme un positionnement adéquat
Pour les panoramiques
De la Californie sauvage

Diaboliques sont ces Hell's
Qui cloutent leurs cuirs
Comme des inquisiteurs
Sur un pilori

Dans le son langoureux
Des Harleys de l'orage
Des portes sans complexe
Elargissent les perceptions

Et sur des Firebirds
Aux chromes déjantés
L'ombre des Navajos
Dessine des turquoises

LA MORT EN CONTREBANDE

Survivre aux accidents de la route
Où des autobus vides
S'encastrent dans des bruits
De tôle froissée
Par le sang de victimes
Toujours innocentes
Et toujours absentes
Car-crash des parfums
Que l'hallucination fait fondre
Dans un son d'épouvante