mercredi, 14 janvier 2009
AU PARLOIR DE MAHLER
D'anciennes ocres
Déflorent les sillons affamés
En aiguisant
L'air d'une folle humeur
Le porte-lame n'est que l'indiscrète
Damasquine des sables
Des figures d'aisance insensée
Sourdent au pays des épées
Les mines d'empire mêlent
Les vies sur l'étoile qui jouit
Des armes dévoilées par le gel
Cent pur-sang de ville-racine
23:24 | Lien permanent | Commentaires (1)
VOYAGES AU VENT DEBOUT
Les routes se prélassent
Sur des voyages de retour
Croisières en goguette
Ou nonchalance de péniches
Les parfums sont multiples
Mais la trace est fertile
Qui mènent les papillons
Au-delà des marées
Sur la crête d'une vague
Ou dans le creux des tsunamis
Des rêves moussent sur la plaine
Où les roseaux chantent en coeur
21:04 | Lien permanent | Commentaires (1)
CROISIERE DE LUXE
Se laisser faire
Ressentir le surf
La crucifiction sur l'air
Dont la mousseline ondule
Le long des côtes éloignées
Portée par les marées
De jaspe d'ivoire ou de santal
La main dessine des paysages
Inconnus qui jaillissent joyeux
D'un fertile abandon
19:44 | Lien permanent | Commentaires (2)
UNE ARIA
En écoutant
Je crois encore entendre
Une île au bouquet merveilleux
Qui surnage au plus profond
Des basses eaux
L'ombre se désaltère
Des accents qui reviennent
En boucles blanches
Torsades et spirales du souvenir
Qui s'émancipe
19:02 | Lien permanent | Commentaires (1)
AU REPOS DE LA MER
Les jonques peignent
Les révolutions qui leur plaisent
Dans les brisants
Ou sur des parterres de fleurs
Peu importe à la main sereine
Qui trace sur le sable
Des figures d'évanescence
Pour le plaisir des yeux
Ecrire au laser invisible
Sur de la toile qui jouit
Les volutes arméniennes
De la vie sans souci
15:52 | Lien permanent | Commentaires (1)
TISSER LES PLUIES
Ceux qui inventent des pluies
Enterrent l'absence
Dans chaque ondée
Fécondés par les ongles
De l'orage sur leur peau
Ecorchée par la foudre
Ceux qui inventent des pluies
Oublient à chaque instant
Le sens du gémissement
La prière leur est inconnue
Quand de leurs mains s'élève
Le chant du bourreau
12:18 | Lien permanent | Commentaires (1)
DU HAVRE ET DE LA NEIGE
Marseille sous la neige
C'est comme la mer rendue
A la montagne
Le temps s'effeuille
En marguerites insouciantes
Les enfants jouent
Sur le velours des toits
Blanchis par le recul
Des traces d'alluvions
Parent la mer d'un halo
De lumière boréale
Et la Bonne Mère veille
Paisible sur son roc
Marseille sous la neige
C'est comme Acapulco
De la pulpe au fond du verre
A imaginer les sardines
11:47 | Lien permanent | Commentaires (2)
STERILITE DES AGITATIONS
La seule pureté de la haine
Est pureté de la confusion
Brillant à son paroxysme
Sensation irréelle
Magnifiée par l'arrogance
Dans des effets de style
Dont ne voudrait pas
Le dernier des miséreux
La poussière dans les yeux
Les marionnettes se la jouent royale
Au bout des fils épileptiques
Qui guident leur chant cramoisi
10:31 | Lien permanent | Commentaires (1)




