vendredi, 30 janvier 2009
BOUNDARIES SKYLINERS
Le hasard sait jouer
Du couteau de tranchée
Du stiletto implacable
Ou de la claymore à double tranchant
Pas d'inquiétude à se faire
Pour les suicidés du crépuscule
Seul le voyage vers nulle part
Quelle que soit la destination
Au bout du chemin n'attend
Que la joie de l'aurore
20:18 | Lien permanent | Commentaires (1)
A L'ORDINAIRE ETRANGE
Les armes créent le rire
Ou le sourire enchanteur
Quand Castor et Pollux
Les montent sur des chevaux
Harnachés pour des parades
Sauvages comme le vent
Des archers parthes
Aux traits forgés
Du métal inoxydable
Qui jaillit valeureux
Dans l'impitoyable pulsion
Des mirages en fusion
17:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
NUE EN CRUE
Quand tu vois les formes
Tu sais que c'est le vent
Qui sculpte les paysages
Quand tu vois l'épaisseur
Tu sais que c'est la mer
Qui peint les tableaux
Quand tu ne vois plus rien
Tu inventes les broderies
Qui décorent un ciel
Où ne flotte aucune âme
16:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
JARDINAGE DU NAPALM
Le désherbage commence
Par l'acceptation
De tout les grâces
Et de toutes les disgrâces
Supposées
La censure est une castration
Opérée sur soi-même
Pas un acte de désherbage
Une culture du segment
Le résultat d'une fragmentation
16:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
SORTIE DU TATOUAGE
Quand tes mains dansent
Sur le bateau qui sculpte
Tu es endormie par la valse
Caressée par le flux
Qui te fais tournoyer assis
Dans ses évolutions
De femme artistique
Racontant des merveilles
A tes yeux d'enfant
Ebloui par le charme
14:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
KALI DIVING
Se noyer dans la lumière
C'est résonner de transparence
Dans la clarté limpide
Qui rayonne sans or
Sous le ressac des marées
Se noyer dans la lumière
C'est respirer sans un mot
Laisser s'écrire le parfum
Sur le cou d'une femme
Au chant troublant
D'arômes sans histoire
13:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
INTERPOOL
Les enfants jouent
Au vertige des plaines
Sur des dauphins d'aluminium
Des chevaux aux étriers d'argent
Ou des dragons montés sur rollers
Comme il plait au talent
Des surfers innocents
Les enfants jouent
A être les fils
D'un vertige assassin
Qui brille loin des tréteaux
Où la couleur est reine
Des artifices de la poudre
A récurer les méninges
On tire à balles réelles
Des météores dans les mains
Le feu comme un rimmel
Qui charme les ruines
Et déconstruit les marées
Pour repeindre les cieux
En vélin et dentelles
13:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
FREDERIC SANS SA CHOPINE
Les hymnes déambulatoires
Des errances magnifiques
Ont toujours leur fan-club
Collections disparates
D'amateurs en tout genre
Que seule la zizanie
Unit dans un concerto
Post-déluge non essoré
Qui frôle un jour le néant
Pour se réfugier dans l'autre
Effrayé par l'immensité
Dont peut disposer le talent
12:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
BLOWING ON TIME
Quand les chevaux
Dansent à midi
Les horloges marquent minuit
Et s'amusent les écuyers
En berçant les trapèzes
Sur lesquels des jongleuses
Lancent des poignards
Qui traversent le satin
Des nuits sans lune
Au temps du grand carnaval
09:34 | Lien permanent | Commentaires (1)
CONTRE-JOUR INTERIEUR NUIT
Les métaphores gauloises
Baillonnent le barde
Pour symboliser doctement
Les oreilles incirconsises
Qui croient reconnaître
Dans le fracas de l'écume
Une mélodie admirable
Là où ne ruissellent
Que des fragments
De crécelle muette
09:24 | Lien permanent | Commentaires (0)




