samedi, 31 janvier 2009
VERSATILE SANS VERSANT
Un ver-luisant
Dans un verre vert
Une pantoufle de vair
Le bout incendiaire d'un vers
Va-t-en savoir vers où
Va-t-en savoir vers quoi
Au bout du cercle une spirale
Comme la boucle d'univers
Du regard à l'oeil pair
Remet-nous donc un vers
18:44 | Lien permanent | Commentaires (3)
SANS RAISON NI MOTIF
L'amour est un feu
Qui brûle sans flammes
Dans une flamme
Où n'est aucun autre
Qui puisse être revêtu
Et paré du désir
Que la possession inspire
Aux velléités propriétaires
Enivrées par les apparences
Qu'elles prennent pour des objets
12:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
TRAHIT QUI CROIT SAVOIR
De l'origine
Il n'y a rien à dire
Mais se taire
Laisse exhaler
Les arômes des flots
Qui coulent immobiles
En équilibre
Sur un doigt de jasmin
Sans idée de perfection
Rien de complet
Tout est fragment
L'hommage consiste juste
A assumer le rayonnement
Du fragment soumis
A l'implacable torsion
Du confluent des parallèles
A l'ivresse aussi contagieuse
Qu'un virus létal et véniel
La main écrit seule
Sans intention préalable
Sans vouloir dire
Mais en disant
Sans parler
Mais en sourire
10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
DEPLOMBER LES CERCUEILS
Dans les étraves ouvertes des sillages du rock'n'roll, les chalands passent le temps à écouter les balalaïkas nucléaires ensanglanter les marées de plomb pour éviter de sauver le soldat Ryen. Des groupies écervelées volent, portant les cygnes annonciateurs des nouvelles apocalypses, du feu, de la tripaille, des schrapnels labourant la nuit sur le poing ouvert des enclumes tandis que s'ouvrent des précipices insoupçonnables parfumés aux merveilles de génocide, quand les comètes ne sont plus que solitaire monté en chevalière sur un doigt de parfum qui resplendit en sous-main sur les tempos étranges de la folie qu'on désincarcère. Au fusain se dessinent des guerres sans histoire, comme des échelles à battre les records du monde d'ouverture de portes, pas de transport sans ascenseur, les périscopes de la cécité n'ignorent pas les lois de l'absence de gravité autre que les définitions de Richter sur le marchepied qui conduit à l'asile dont aucun aliéné n'a encore réussi à fermer les portes. En bref, pour faire simple, rien à cirer au pays des rollers qui surfent, assis de préférence, sur les glissières sans sécurité que l'arc-en-ciel découpe dans les verres à pied emplis de liquide amniotique dont les bulles contiennent les sceaux de la cire à empreinte aussi rapide que le ciment dont on leste les gueuses.
09:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE SHOPPING DE SOPHIE
L'autobiographie des étoiles
Commence par l'autopsie
Des parfums et couleurs
Les souvenirs s'effondrent
Dans un joyeux tintamarre
Comme Ys ou Troie en leur temps
Prélude d'un chant
Qui conduit les chaloupes
Sur des tangos de rêves
De cheval à cavalier
De dauphin vers archer
Les dragons volent
Sur des chapitres à écrire
En-dehors de l'oubli
09:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
ECUMER L'EAU
Le poète est un homme
Qui le devient
Par le biais de la poésie
Avant la poésie
Le royaume des ombres
L'absence en guise de prégnance
L'empire du Minotaure
Une guerre
Des cités en ruines
Un voyage le long d'un cercle
S'efface le règne
Des apparences enivrantes
Une autre ivresse
Retrouve un jour
Qu'elle ne quitte jamais
Les héros meurent
Sans funérailles officielles
Aucun étendard ne salue
Une victoire imméritée
Par autre chose
Que le chant de la foudre
Une nuit de pleine lune
S'éveille l'aurore des Grecs
Le printemps des amoureux
La fin du monde
Le début d'un autre
09:07 | Lien permanent | Commentaires (0)




